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Max Domi : Attention à ne pas attraper le syndrome Drouin


Par Nicolas Ganzer

Il y a eu plusieurs feuilletons à rebondissement dans l’organisation des Canadiens de Montréal pendant l’intersaison.

L’un d’eux fut l’arrivée surprise et surprenante de Max Domi en échange d’Alex Galchenyuk, qui prenait la direction de l’Arizona. Surprenante, car les gens attendaient une grosse transaction incluant Pacioretty, et finalement l’attention de tout le monde avait été détournée d’Alex, que les gens pensaient de nouveau dans les plans de l’organisation pour le futur. Surprenante aussi, car la nouvelle arriva un vendredi soir après 21h30, le 16 juin pour être exact.

Beaucoup considèrent qu’Alex a un talent supérieur à Domi, et que l’organisation aurait pu obtenir plus en retour. Cependant, la plupart des experts ont statué qu’à ce moment-là, la valeur de Galchenyuk était équivalente à celle de Domi. Michel Therrien est allé en ce sens hier, à la radio :

Opération séduction

Une fois arrivé, Max Domi a commencé son opération séduction pour gagner le cœur des partisans et surtout des plus sceptiques.

Il est souvent apparu face aux médias avec un sourire des plus contagieux :

Et il a même commencé récemment à apprendre le français :

Max Domi tente d’apprendre le français !

Les déclarations n’ont pas tardé sur l’importance que Domi aura avec l’équipe et qu’il deviendra un favori de la foule sans aucun problème, notamment par son ancien coéquipier Shane Doan.

Qu’il excelle quand on attend beaucoup de lui et qu’il adore le stress qu’un marché comme Montréal va provoquer en lui !

Un air de déjà vu

Attendez une minute, ne serait-ce pas ce qu’on nous avait déjà vendu avec l’arrivée de Jonathan Drouin, il y a de cela un an ? Il avait d’ailleurs déclaré peu après son échange que le marché québécois ne lui faisait pas peur :

« J’ai joué dans de grands événements comme le Championnat du monde junior et la coupe Memorial et j’ai adoré ces parties. Je ne vois pas pourquoi ce serait un problème ici ».

La suite, on la connait. Son année fut très difficile et son niveau de jeu ne fut pas à la hauteur de ce que les partisans attendaient du Québécois qui pourrait être le plus influant depuis Jean Béliveau. Comme l’avait déclaré l’ancien capitaine et directeur général des Canadiens de Montréal, Serge Savard :

« Jonathan Drouin peut devenir le Jean Béliveau d’aujourd’hui pour la jeune génération de partisans de Montréal »

Certes, certains attribuent ce relatif échec à sa nouvelle position au centre, d’autres, au plan de jeu de Claude Julien qui privilégie le jeu défensif plutôt qu’offensif.

Qu’on le veuille ou non, le sourire de Jonathan Drouin a très vite disparu et la pression qu’impose le marché montréalais a pris le dessus sur ses bonnes intentions.

Les partisans sont intransigeants et le couperet est tombé bien sévèrement sur un Drouin plein de belles promesses.

Il reste à espérer que Max Domi ne subira pas le Syndrome Drouin de sa première année avec l’équipe et qu’il arrivera effectivement à surmonter avec succès la pression inhérente qui vient quand on est un membre du Canadien de Montréal.

Crédit photo : LaPresse, Les Canadiens de Montréal.

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