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Oilers d’Edmonton: une erreur de parcours ou un réel problème?


Par Karl Hakopian 

Comme vous le savez tous, les Oilers ont connu une saison en deçà des attentes l’an passé alors que pratiquement tout le monde les voyait favoris pour remporter la coupe Stanley. Est-ce simplement une erreur de parcours ou il y a des problèmes internes qui nous échappent? Une chose est sûre, il va falloir y remédier.

Exclusion du tournoi printanier

Les Oilers d’Edmonton ont fini 12e de l’ouest la saison dernière et ont ainsi raté les séries. Pourtant, l’année d’avant, il les avait faites et s’était rendu au deuxième tour. Qu’est-ce qui explique cela? Cette question est légitime puisque l’édition 2016-2017 était presqu’identique à celle de la dernière campagne. Effectivement, ils ont troqué Eberle pour Strome, mais à part cela, l’équipe était pas mal similaire. Il y a plusieurs éléments à analyser.

Facteurs expliquant les insuccès des Oilers

Parlons tout d’abord des unités spéciales. Les Oilers ont maintenu une efficacité de 14,8% en avantage numérique durant la saison. Cela les classe au 31e et dernier rang de la ligue. L’efficacité à domicile était de 18,4% ce qui les place au 23e rang de la ligue. La pire statistique se trouve à l’étranger. Effectivement, ils ont maintenu une efficacité de 10,9% sur les patinoires adverses ce qui est exécrable. Ils ont évidemment fini au dernier rang de la ligue à ce chapitre. La statistique n’est guère reluisante en infériorité numérique. En effet, ils ont gardé une efficacité de 76,7% pendant la saison, les classant ainsi au 25e rang de la ligue. Fait inusité, ils ont la meilleure efficacité à l’étranger et la pire à domicile. En effet, l’efficacité à domicile a été de 65,8% alors qu’à l’étranger, elle a été de 86,7%. Finalement, les Oilers ont été la neuvième équipe la plus punie de la ligue. Ils ont écopé de 752 minutes de pénalités cette saison ce qui fait en moyenne, 9,2 minutes de pénalité par match.

Les Oilers ont accordé plus de buts qu’ils en ont marqués. Ils ont marqué en moyenne 2,8 buts par match et en ont concédé 3,2 par match. Pour ce qui est des tirs au but, ils ont tiré plus de fois que leurs adversaires. Ils ont donc manqué d’opportunisme. Effectivement, ils ont tiré en moyenne 33,4 fois par match et ont concédé 32,1 tirs par match. Il faudra donc corriger le tir lors de la prochaine campagne.

Enfin, les gardiens de but ont éprouvé toute sorte de difficultés. Malgré tout, ils ne sont pas vraiment coupables des insuccès de l’équipe. Puisque c’est une équipe, tout le monde en est responsable. Cam Talbot, qui a connu une saison 2016-2017 exceptionnelle, en a connu une moins bonne l’an passé. Ces statistiques le démontrent. Il a maintenu une moyenne de buts alloués de 3.02 par match. Son pourcentage d’efficacité a été de .908%. Laurent Brossoit et Al Montoya n’ont su faire mieux.

Les facteurs positifs 

S’il y a bien une chose positive que peut apporter une saison horrible, c’est bien l’éclosion des jeunes. Eh bien les jeunes des Oilers en ont profité! Kailer Yamamoto, Ethan Bear et Ty Rattie sont probablement la seule chose positive qui soit arrivée aux Oilers en 2017-2018. Ty Rattie a récolté neuf points en 14 parties en fin de saison et il a laissé une très bonne impression. Il y a aussi Ethan Bear qui a des origines autochtones, qui a fait des débuts remarqués. Le défenseur de 21 ans a récolté quatre points en 18 parties. Kailer Yamamoto, le premier choix des Oilers en 2017, a connu un camp d’entraînement phénomènale lui permettant ainsi de débuter la saison avec l’équipe. Il a cependant été retourné aux Chiefs de Spokane dans la WHL après neuf matchs. On a donc toutes les raisons de croire que la prochaine campagne des Oilers sera meilleure que l’an dernier. Il sera aussi intéressant de suivre la progression du jeune finlandais Jesse Puljujarvi. Je vous invite d’ailleurs à lire mon article à ce sujet:

Jesse Puljujarvi peut-il éclore cette année?

Changements lors de la saison morte

Les Oilers ont fait quelques changements lors de la saison morte. Ils ont notamment signé Kyle Brodziak pour deux saisons. Il a amassera 2,3 millions de dollars lors de ces deux années. Ils ont également mis la main sur l’attaquant allemand Tobias Rieder pour une saison. L’entente lui rapportera deux millions de dollars. Ils ont aussi signé le gardien finlandais Mikko Koskinen pour une campagne. L’entente lui vaudra 2,5 millions de dollars. Finalement, ils ont également signé l’ancien défenseur du Canadien Jakub Jerabek et le défenseur Kevin Gravel pour une saison. Ils ont accordé des essais professionnels au défenseur Jason Garrison et à l’attaquant Scottie Upshall. Ils ont laissé partir Michael Cammaleri et Laurent Brossoit.

Saison 2018-2019

La saison qui s’amorcera dans un mois promet d’être intéressante à Edmonton. Évidemment, McDavid va continuer à s’inscrire au pointage, mais il aura dorénavant plus d’aide qu’avant. Milan Lucic qui a connu une saison horrible devra rebondir. À noter que les Oilers ont perdu les services de Andrej Sekera pour une période indéterminée. Voici donc à quoi devrait ressembler l’effectif des Oilers cette saison:

  • 1er trio AG: Ryan Nugent-Hopkins, C: Connor McDavid, AD: Ty Rattie
  • 2e trio AG: Milan Lucic, C: Leon Drasaitl,AD: Jesse Puljujarvi
  • 3e trio AG: Tobias Rieder,C: Ryan Strome, AD: Drake Caggiula
  • 4e trio AG: Pontus Aberg, C: Kyle Brodziak,AD: Zack Kassian

 

  • 1re paire: Darnell Nurse, Adam Larsson
  • 2e paire: Oscar Klefbom,Matt Benning
  • 3e paire: Kris Russel,  Ethan Bear
  • Liste des blessés: Andrej Sekera
  • Joueurs extra: Jakub Jerabek, Kevin Gravel et Jughar Khaira

 

  • Gardiens: Cam Talbot, Mikko Koskinen

 

Crédit photo: oilersnation.com

 

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