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Top 10 des meilleurs joueurs non-américains de la NBA


Par Guillaume Arcand

Le basket-ball est très souvent associé aux États-Unis et beaucoup pensent que le pays aux 50 états est la seule nation nourrissant l’industrie de ce sport, mais la NBA est beaucoup plus multiculturelle qu’elle laisse croire. Que ce soit de l’Est de l’Europe ou en Afrique, en passant par la France et l’Espagne, la ligue est composée d’un nombre important de joueurs provenant d’un pays autre que les États-Unis, et plusieurs d’entre-eux ont un impact réel sur leur club. Voici mon top 10 des joueurs non-américains évoluant pour la meilleure ligue de basket-ball au monde.

1. Giannis Antetokounmpo, PF, Bucks de Milwaukee (Grèce)

L’ailier fort des Bucks possède les capacités athlétiques d’un ailier de 6’7″ et est capable de se battre dans la clé comme un pivot de 7’3″. Il est rapide comme une fusée, est le joueur étant capable de “dunker” le plus facilement dans la NBA et est un des meilleurs récupérateurs de rebonds, en plus d’être capable de passer le ballon comme un meneur. Étant le troisième meilleur pour la moyenne de points par match (27,7), sixième pour les rebonds (12,5), ainsi que le meilleur de sa position à ce chapitre, en plus de maintenir un bon taux de passes par matchs (5,9) et posséder le onzième meilleur taux de réussite de tirs au plancher (57,8%), la vedette grecque a été de loin le joueur le plus efficace pour son équipe, les Bucks de Milwaukee, qui ont terminé au tout premier rang du classement général de la NBA avec une fiche de 62-20. L’ailier fort, au nom extrêmement difficile à prononcer, est l’un des deux joueurs, avec James Harden, qui est sur toutes les lèvres lorsqu’on parle du potentiel vainqueur du joueur le plus utile.

2. Joel Embiid, C, 76ers de Philadelphie (Cameroun)

Embiid a mis tout le monde dans le doute depuis sa blessure, un peu avant le repêchage 2014, l’année où il a été sélectionné par les 76ers. Le pivot africain a été écarté du jeu pendant 2 saisons complète entre 2014 et 2016! Toutefois, depuis qu’il a enfin eu le feu vert pour pouvoir pratiquer son sport à nouveau, en 2016-17, le Camerounais dissipe toutes les inquiétudes à son égard et donne raison aux 76ers d’avoir pris une chance avec lui lors de l’encan 2014 de la NBA. Cette année, le numéro 21 s’est, pour de bon, établi comme un des meilleurs pivots de la NBA, et seul Demarcus Cousins est considéré comme étant le joueur qui peut être mis devant le joueur étoile des 76ers dans le classement des meilleurs centres de la NBA, aux yeux de la majorité des amateurs de basket. Étant presqu’impossible à affronter dans la clé, Embiid est un spécialiste des rebonds et est capable d’être l’auteur de spectaculaires “dunks”. Lorsqu’Embiid ne marque pas, il finit presque toujours, néanmoins, par forcer l’adversaire à prendre une faute.

3. Karl-Anthony Towns, C, Timberwolves du Minnesota (République Dominicaine)

Le seul pivot étant capable d’avoir des performances similaires à Demarcus Cousins et Joel Embiid s’appelle Karl-Anthony Towns. La super-vedette des Timberwolves a suscité doutes et inquiétudes la saison dernière, alors qu’il a connu une saison en-deçà des attentes. Mais, le premier choix au total du repêchage de la NBA est tout simplement l’un des meilleurs de sa profession lorsqu’il joue en pleine confiance. Il est aussi l’un des assez rares pivots à posséder un bon tir à l’extérieur du demi-cercle, ce qui lui donne encore plus de valeur considérant sa rareté. Celui qui a gagné le titre de recrue de l’année lors de la saison 2015-16 est excellent pour attaquer le panier et il peut marquer même s’il y a 3 joueurs qui essaient de le contenir dans la clé.

4. Nikola Jokic, C, Nuggets de Denver (Serbie)

Voilà un des joueurs les plus versatiles qui existe dans le monde du basket-ball. Jokic a maintenu une moyenne de 19,9 points par match, 10,7 rebonds par rencontre, ainsi qu’une moyenne de 7,3 passes décisives. Les seuls joueurs ayant été capable de faire plus que 20 points, 10 rebonds et 5 passes décisives par joute sont Giannis Antetokoumpo et Russell Westbrook. Étant le meilleur joueur chez les pivots pour la moyenne de passes décisives, celui qu’on surnomme le Joker a été le joueur le plus important des Nuggets, qui se sont battus pour le premier rang de la conférence Ouest avec les puissants Warriors durant presque l’entièreté de la saison. Étant une véritable arme offensive, le pivot serbe peut utiliser sa force physique, tirer le ballon ou même utiliser ses instincts de passeur pour remettre le ballon à un coéquipier laissé fin seul dans la clé.

5. Luka Doncic, SF, Mavericks de Dallas (Slovénie)

Bien qu’il évolue dans le monde professionnel depuis qu’il n’a que 13 ans, les attentes étaient peu élevées envers le troisième choix au total du dernier repêchage en vue de la présente saison. Une fois la saison amorcée, le numéro 77 a été sensationnel, lui qui a terminé la saison avec le meilleur ratio de points par match (21,2), la deuxième meilleure moyenne de passes chez les joueurs de première année (6) et troisième pour les rebonds (7,8). Dominant largement les recrues de la NBA, le futur du Slovène est prometteur et il fait l’unanimité pour le titre de recrue de l’année. Étant excellent en maniement de ballon, l’apprenti de Dirk Nowitzki est un des meilleurs joueurs de la NBA dans les moments très importants. Il risque d’être premier de cette liste si je refais ce même texte dans plusieurs années.

6. Kristaps Porzingis, PF, Mavericks de Dallas (Lettonie)

L’ailier fort n’a pas joué un seul match cette année, dû à une blessure au genou, et il a été impliqué dans une transaction à sa demande le faisant passer des Knicks de New York aux Mavericks de Dallas, il y a quelques mois. Malgré toute la controverse entourant le géant ailier fort, il s’est établi, durant les trois saisons auxquelles il a pris part (2015-2018), comme l’un des meilleurs joueurs de sa position. Il a pris part à ces campagnes avec une équipe qui en arrachaient. Alors qu’il devrait évoluer aux côtés de Luka Doncic la saison prochaine, la vedette Lettone risque de prendre quelques matchs avant de retrouver le même niveau qu’il avait avant sa blessure, mais il va redevenir le joueur qu’il était. Ayant inspiré une vague de joueurs provenant de la Lettonie, Porzingis est une combinaison d’habiletés, de taille, ainsi que d’athlétisme.

7. Rudy Gobert , C, Jazz d’Utah (France)

Bien qu’il provient du troisième meilleur pays au classement de la Fédération internationale de basket-ball, Gobert est, à mes yeux, le deuxième meilleur joueur français de basket-ball de tous les temps, derrière le légendaire Dominique Wilkins. Le géant français est toujours très constant de saisons en saisons. Il est toujours l’un des meilleurs pour le pourcentage de tirs réussis du plancher, ainsi que pour le nombre de contres par matchs, années après années. L’an dernier, le numéro 27 du Jazz d’Utah a mis la main sur le titre de défenseur de l’année, malgré le fait qu’il a été écarté du jeu pendant 25 matchs dû à une blessure. Cet honneur est mérité considérant que la formation basée Salt Lake City a affiché un dossier de 10-15 quand le français regardait le match du bout du banc, contre une fiche de 38-19 lorsque Gobert revêtait les couleurs du Jazz. Spécialiste du jeu défensif et très dur à déjouer dans la clé, la marque de commerce à l’offensive du pivot de 7’1″ sont les “dunks” et les alley-hoops.

8. Ben Simmons, PG, 76ers de Philadelphie (Australie)

Simmons a suscité de nombreuses controverses depuis son arrivée dans la NBA et il est arrivé sur les parquets du circuit Silver depuis à peine deux ans. Son tir absolument atroce (aucun 3 points réussis en carrière), ainsi que le fait que l’Australien a remporté le titre de recrue de l’année l’an dernier, alors qu’il a été repêché en 2016 et admissible à jouer dans la NBA en 2016-17 (seulement, il a été blessé durant toute la saison), l’ailier fort converti en meneur possède un nombre incalculable de qualités. Le coéquipier de Joel Embiid est tout simplement dominant dans plusieurs sphères importantes du jeu, comme pour les passes décisives (7,7) et les rebonds (8,8). C’est probablement le joueur ayant les plus grandes capacités à réaliser des triples-doubles (matchs de 10 points, 10 rebonds, 10 passes) après LeBron James et Russell Westbrook. Le gros meneur de 6’10” est un joueur rapide et fort physiquement qui attaque le panier avec aisance et agressivité. Il se sert également de son instinct de passeur pour alimenter ses coéquipiers. Imaginez ce qu’il serait s’il se décidait à améliorer son tir.

9. Nikola Vucevic, C, Magic d’Orlando (Monténégro)

Qu’on le veuille ou non, Vucevic mérite de faire parti de cette liste. Cette année, avec le Magic, le Monténégrin nous a fait preuve de l’étendu de son réel potentiel, lui qui a connu sa meilleure saison en carrière. Cette année, le numéro 9 a maintenu les meilleures moyennes de points (20,8), de rebonds (12) et de passes décisives (3,8) par match depuis son arrivée dans la meilleure ligue de basket sur Terre. Ayant joué comme une véritable étoile cette année, le pivot de 7’0″ s’est mérité une place au match des étoiles et a été la principale raison pourquoi Orlando est parvenu à se qualifier en séries éliminatoires. Même si ses lacunes défensives font en sorte que beaucoup doutent de lui, l’ancien des 76ers de Philadelphie est une véritable arme offensive. Il peut tirer de moyenne distance, de longue distance et marquer dans la clé. Le joueur vedette du Magic est extrêmement combatif et peut mettre à peu près n’importe quel spécialiste de la défensive dans sa petite poche arrière.

10. Clint Capela, C, Rockets de Houston (Suisse)

Tiens, tiens, en voilà un qui rappelle le style de jeu de Rody Gobert par son excellente combativité ainsi que par ses fréquents “dunks” à partir de alley-hoops, depuis son arrivée dans la NBA. De la toute première fois où le Suisse a mis les pieds sur les parquets de la NBA, en 2014, à aujourd’hui, Capela a progressé de manière fulgurante. Il a même fait parti des 3 nominés, l’an dernier, au titre de joueur le plus amélioré, et cette année, considérant les chiffres qu’il a cumulé lors de la présente campagne, il pourrait se mériter une place parmi les 3 athlètes pour le titre remis au joueur ayant le plus progressé. Le numéro 15 a produit à un rythme de 16,6 points et 12,7 rebonds cette année contre 13,9 points et 10,8 rebonds lors de la saison 2017-18. Si, à Houston, on peut compter sur l’instinct incontestable de marqueur de James Harden, qui leur fournit, sans trop de difficultés, 30 points par rencontre, ainsi que la vision et les capacités indéniables de passeurs de Chris Paul, on peut aussi être très reconnaissant de Clint Capela pour les maux de tête qu’il cause aux pivots adverse.

Dans cette liste dressant, selon moi, les 10 meilleurs joueurs ayant une nationalité autre qu’américaine, il y a pas moins de 8 joueurs étant âgé de moins de 26 ans, et aucun joueur de cet article n’a fêté ses 30 ans. Si le basket-ball était un sport très américanisé il y plusieurs décennies, voilà que le sport se développe très bien à l’extérieur de nos voisins du Sud dans les dernières années, et cette liste en est la preuve. Bientôt, d’autres nations pourront faire vivre des sueurs froides et probablement écarter les États-Unis du podium lors des différentes compétitions internationales.

Crédit photo: The Big Deal, Slam, Maxim, Lord Littoral, Inquiert Sports, Denver Stiffs, SNY, Le Monde, NBC Sports, Basket USA, Sky Sports

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