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Xavier Parent: celui qu’on a tous oublié


Par Guillaume Arcand

En 2017, il y a avait une frénésie asssez importante autour des meilleurs espoirs du repêchage de la LHJMQ, qui étaient Alexis Lafrnière, Jakob Pelletier, Samuel Poulin et Xavier Parent. Alors que, près de 2 ans plus tard, Lafrenière est déjà le roi incontesté de son année de repêchage (2020) et que Poulin et Pelletier sont considérés comme des espoirs de premier tour pour le prochain repêchage, Parent est presque disparu dans la brume auprès des médias sportifs, mais il n’a pas perdu son talent pour autant.

Déception caractérisé par ses statistiques

Pourquoi avons-nous oublié Xavier Parent, le nom qui faisait saliver bien des recruteurs de la LHJMQ il y a 2 ans et qui a même été vu, à un moment, comme LE roi de la cuvée 2017 du circuit Courteau? La réponse est que l’ancien du Phénix du Collège Esther-Blondin n’a pas fait honneur à son héritage au niveau du Midget AAA depuis qu’il a fait le saut dans le junior majeur.

En effet, il n’a jamais dépassé la barre des 40 points depuis son arrivée dans la LHJMQ en 2017-18, alors qu’il a fait partie des 422 joueurs en 2015-16 à jouer dans le Midget alors qu’il était né qu’en 2001. L’attaquant québécois a aussi récolté, en 2016-17, un impressionnant total de 55 points en 34 matchs avec le Phénix du Collège-Esther-Blondin.

Cette production est justifiable par le fait que le grand ami de Samuel Poulin est encore un jeune joueur et qu’il a un petit rôle au sein de l’attaque de la formation d’Eric Veilleux. On peut aussi attribuer la pression aux insuccès de Parent.

Toutefois, on aura beau essayer de trouver toutes les excuses qui existent, ça ne change rien au fait que lorsqu’on regarde les chiffres cumulés par le numéro 67 avec le Phénix au niveau Midget AAA, on a amplement le droit d’être déçu et de s’être attendu à plus de sa part.

Néanmoins, il s’agit de la fin des ennuis pour l’attaquant des Mooseheads. Après 2 saisons à être confinés à un rôle d’ailier de 3ème trio, on pourrait s’attendre, lors de la prochaine campagne, à une explosion de la part de Parent.

L’an prochain, celui qui a fait rêver bien des recruteurs et des partisans de hockey junior lors de son année de repêchage risque d’hériter plus de responsabilités au sein de l’attaque de la formation Néo-Écossaise.

Il risque fort probablement d’évoluer au côté de Benoit-Olivier Groulx ou de Raphaël Lavoie, ce qui n’était pas le cas cette année. Si les orignaux espèrent avoir un gros club pour rivaliser avec, entre autres, Moncton et Rimouski, ils devront donner une vraie chance à un des joueurs ayant le plus de talent brut dans l’organisation.

Année de repêchage

Cette année est la saison qui décidera, en quelque sorte, le sort du jeune attaquant dans le monde professionnel. Il s’agit de son année de repêchage, et ceux qui se fient seulement aux chiffres diront que l’année de repêchage du numéro 67 s’est très mal passée.

Ceux qui ont prêté une attention particulière à son jeu en général ont pu remarquer que Parent a démontré de belles choses et qu’il a amélioré certaines qualités. L’année de repêchage du petit attaquant s’est bien déroulée dans ces circonstances.

Un joueur qui n’a pas perdu ses qualités

Si je dis que Parent possède une multitude de qualités, ce n’est pas censé impressionner qui que ce soit. Pourtant, on a tellement mis l’attaquant de 5’7 à l’écart qu’on oublie presque le potentiel qu’il possède.

Parent est un joueur qui est excellent en contrôle de la rondelle et qui amène le disque vers le filet sans problèmes malgré sa petite taille.

En plus d’être combattif et d’appliquer de l’échec-avant, l’attaquant natif de Laval est un attaquant possédant d’excellentes mains et qui peut faire des choses impressionnantes avec la rondelle. J’irai même jusqu’à dire qu’il peut exécuter des manoeuvres dignes d’un choix de premier tour.

Il est très difficile de surveiller Parent et de lui soutirer le disque. Encore une fois malgré sa petite taille, l’attaquant des Mooseheads est très solide et combattif sur le long des bandes.

Bien qu’on a semblé oublier les qualités qu’il possède suite à ses 2 premières années juniors caractérisées par des productions offensives décevantes, Xavier Parent est loin d’avoir perdu ce qu’il a accompli au niveau Midget. Si on peut penser que Parent peut uniquement produire au côté de Samuel Poulin, car il a arrêté d’engendrer les points quand il a été séparé de son grand ami, l’attaquant de 17 ans va faire changer d’idée bien des gens lorsqu’il va se remettre, probablement dès l’an prochain, à enregistrer des chiffres hallucinants.

Crédit photo: Halifax Mooseheads, Journal de Québec, RDS

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