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Khem Birch: un de nos Québécois dans l’oubli


Par Guillaume Arcand

La belle histoire de Chris Boucher attire l’intérêt du public québécois, tandis que l’ascension de Lugentz Dort vers la NBA ne cesse de faire river les yeux du public sur lui. Ces deux québécois sont d’importants piliers du basket-ball de notre province. Toutefois, un autre important rouage à ce sport de la belle province, Khem Birch, a aussi réussi à accomplir de grandes choses la saison dernière.

Parcours normal, rien de plus

Khem Birch est un pivot de petit format car il ne mesure que 6’9. La grande majorité des joueurs de sa position font plus de 6’10. Birch a passé, entre 2011 et 2014, 3 saisons dans la NCAA, dont une avec l’Université de Pittsburgh et 2 avec l’Université du Nevada à Las Vegas.

Après 3 ans au sein du basketball collégial américain, le pivot québécois a signé un contrat d’essaie avec le Heat de Miami, peu avant le début de la saison 2014-15. Il ne parvient pas à convaincre la direction de la métropole floridienne, et il est relâché quelques semaine plus tard.

Lors de la saison morte 2017, après avoir passé 3 saisons sans contrat au niveau de la NBA, le Magic d’Orlando prend une chance avec le numéro 24 et décide de lui faire signer un contrat. Durant la saisons 2017-18, Birch était très peu utilisé et il a fait la navette entre le grand club et la G-League, l’équivalent de la ligue américaine au basket-ball.

Année quelque peu miraculeuse

Tout comme l’an dernier, le pivot du Magic allait débuter la saison en tant que 3ème centre derrière Mo Bamba et Nikola Vucevic et n’allait probablement pas jouer plus que 10 minutes par matchs… lorsqu’il allait embarquer sur le terrain. Toutefois, en cours de saison, quelque chose est venu changer la donne pour celui qui a représenté le Canada sur la scène international à plusieurs reprises.

Bamba s’est blessé au tibia gauche au début du mois de février, et il n’est pas revenu au jeu par la suite en cours de saison. C’est donc dire que Birch passait de 3ème à 2ème pivot dans la rotation. Il s’agissait de grosses chaussures à chausser, mais aussi une chance en or pour prouver ce dont l’ancien de l’Université du Nevada à Las Vegas était capable.

Ces nouvelles responsabilités, le pivot de 26 ans les as prises avec brio. Pendant l’absence de celui dont beaucoup le connaît par le fait que son nom a servi de titre pour une chanson rap à succès en janvier 2018, Birch a joué 15 minutes par matchs en moyenne, faisant un travail impeccable en enregistrant au passage un match de 10 points et 10 rebonds.

Mine de rien, celui qui a fais ses études secondaires à Fitchburg au Massachusetts a quand même contribué à ce que la formation floridienne échappe à la catastrophe après la perte d’un de leurs joueurs réguliers. Il a contribué à la première participation de la formation floridienne en 7 ans, alors que l’équipe a affiché une piètre fiche de 24-58 l’an dernier.

Il est dur de croire qu’il y 2 ans à peine, l, actuel porte-couleur du Magic jouait en Europe. Dans le cas du québécois, on peut dire mission accomplie.

Spectaculaire!

Malgré ses 6’9, Birsch, qui doit régulièrement affronter des joueurs plus grands et plus costaud que lui, réussi tout de même à être un joueur redoutable dans la clé.

En possession du ballon, il finit toujours par tasser ses adversaires pour marquer. Il est aussi très actif et agressif sur les rebonds offensifs et défensifs.

Celui qui a eu un contrat d’essaie avec le Heat de Miami en début de carrière a aussi les capacités pour effectuer des duks. Je ne parle pas de petit dunk, mais bien des dunks explosif et spectaculaire, et ce, malgré le trafic devant le panier.

En plus d’être fort pour faire des dunks, le petit pivot peut être l’auteur de ”crashs”, qui est, pour ceux qui sont moins familier avec le basket, l’action de faire un dunk tout juste après avoir capté un rebond.

Meilleur québécois?

J’avais déduis, dans un texte écrit au mois de décembre, que Birsch était nettement devancé par ses deux compatriotes québécois, Chris Boucher et Luguentz Dort.

Après avoir vu les accomplissements du Montréalais suite à la blessure de Mo Bamba, je pense sincèrement qu’il sera le meilleur joueur provenant de la belle province à fouler les parquets de la NBA l’an prochain.

Chris Boucher n’est pas mauvais du tout, mais il n’a pas été confronté aux mêmes réalisés que l’actuel porte-couleur du Magic et l’aile fort des Raptors n’a pas été tant utilisé par les Raptors.

Dort, quant à lui, représente le plus beau potentiel québécois depuis des lunes, mais la saison prochaine, il sera devancé par son compatriote du Magic car contrairement à Birsch, celui qui a passé la dernière saison à défendre les couleurs des Suns Devils d’Arizona State en sera à une première saison dans le circuit Silver et aura besoin d’une période d’adaptation.

Après avoir été confiné à de très petits rôles depuis son arrivée sur les parquets professionnels, on a enfin pu voir ce que Khem Birch était capable lorsqu’on lui a confié de vrais responsabilités. Ayant crié au monde entier qu’il pouvait avoir sa part de temps de jeu dans la NBA, on risque de voir Birch dans un rôle de 2ème pivot l’an prochain.

Crédit photo: Hoops Rumors, NBA, Orlando Magic Daily

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