Aller à…

Le 7e Matchsur Google+RSS Feed

Offres hostiles: un phénomène qui risque d’être plus fréquent


Par Guillaume Arcand

Depuis plusieurs années déjà, on entend des rumeurs ainsi que des propositions efficaces pour qu’une équipe s’améliore. Alors que le marché des agents libres semble plus ou moins fructueux et que les échanges sont difficiles à compléter, les offres hostiles commençaient peu à peu à arriver dans le décor. Avec l’offre hostile du Canadien à l’endroit de Sebastian Aho, une première depuis 2013, Marc Bergevin vient peut-être d’être à l’origine d’une nouvelle vague.

La vague est lancée

Parfois, pour que tout le monde quitte une fête qui va plus ou moins bien, il faut qu’un premier invité quitte afin que d’autres le suivent et décident aussi de quitter. C’est probablement la même chose pour les offres aux RFA provenant d’autres organisations.

L’attaquant des Red Wings Andreas Athanasiou attendra son autonomie restreinte en juillet 2020.

Alors qu’il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour ceux qui critiquent cette potentielle vague, pour d’autres, c’est le début d’une nouvelle ère. La tentative de Bergevin afin de combler un besoin par ce moyen hautement controversé n’aura peut-être pas porté fruit, mais cela risque très bien d’inciter d’autres directeurs généraux à prendre le même chemin.

Une ”loi” bientôt dans l’oubli

On n’a pas vu une seule équipe tenter le coup des offres hostiles depuis la saison morte 2013, mais les chances qu’on devra attendre un autre 6 ans avant d’assister à ce phénomène sont très basses. Oui, les équipes possèdent ce qui semble être une loi non écrite interdisant les offres hostiles. Cette fameuse «loi»pourrait fort bien être reléguée aux oubliettes dorénavant.

Avec sa tentative d’amener Sebastian Aho à Montréal via offre hostile, Marc Bergevin vient peut-être de déclencher ce qui pourrait être perçu comme un fléau négatif.

Cependant, les besoins des formations vont bientôt passer avant cette ”loi”. Le marché des agents libres est constitué de gros contrats qui finissent, un jour ou l’autre, par devenir des boulets, et risque potentiellement de mener vers un autre lock-out. Les échanges sont efficaces, mais ce n’est pas toujours facile de transiger, car il faut être deux pour danser.

Le repêchage permet de bâtir les fondations des équipes, mais il s’agit d’une science inexacte où le taux de réussite est parfois très bas. Avec les offres hostiles, une équipe peut soutirer un élément d’une autre formation au salaire qu’il veut, et à un prix fixe que l’autre équipe possédant originalement le joueur à autonomie restreinte, n’est pas obligé d’accepter pour que ”l’échange” survienne.

À un moment ou un autre, les barrières vont tomber. La réputation et la relation des directeurs généraux auprès de leurs pairs ne sera plus aussi importante que l’importance de gagner une Coupe Stanley. Qu’on le veuille ou non, l’ offre hostile est probablement le seul moyen de soutirer une jeune étoile de qualité.

Le premier choix des Devils en 2017, Nico Hischier, sera agent libre avec restriction quand la saison 2019-20 viendra à échéance.

Les joueurs peuvent être admissible à la pleine autonomie qu’à 27 ans, et ces jeunes super étoiles sont presque impossible à acquérir. Pour pouvoir profiter des services d’un attaquant n’ayant pas atteint sa mi-vingtaine pendant une durée de près d’une décennie et demie, il faut soit repêcher un joueur et savoir repérer son talent, ou bien y aller d’une offre hostile.

Un moyen de contrer ce phénomène en ascension

Ce droit octroyé par la LNH est remis en question par beaucoup d’individus, notamment par les DG. Il y a cependant un moyen d’éviter de voir une équipe arracher le joueur d’une autre équipe à partir d’une offre externe non égalée.

Si une équipe x souhaite à tout prix garder ses poulains et éviter ce cauchemar, elle devra mettre ses joueurs sous contrat avant qu’ils tombent agent libre avec restriction. Évidemment, si les joueurs refusent toutes offres et attendent une offre d’un autre club, ils risquent fort probablement de partir sous d’autres cieux.

C’est la même chose qui arrive quand un joueur veut quitter sa formation quand il devient agent libre sans compensation. Sauf que dans ce cas-ci, l’équipe ayant vu un membre de son effectif recevra des choix en compensation.

Certains condamnent les offres hosties . D’autres accueillent cela comme une autre option d’améliorer son équipe. Peu importe comment on le perçoit, on risque de voir de plus en plus de ce phénomène se produire dans l’avenir, et pour les amateurs en faveur de ce règlement, les mouvements de personnel seront très intéressant pour eux.

Crédit photo: Sports Illustrated, Last Word on Hockey, Sportsnet, A Winning Habit

À lire aussi sur le 7e match:

Une soirée magique pour Luc Brodeur-Jourdain :

Un scénario parfait pour Luc Brodeur-Jourdain

Un très bon coup pour le Canadien :

Ben Chiarot est vraiment heureux de se retrouver avec le Canadien

Le DG du Canadien est un des plus actifs de la LNH:

SVP, cessez de dire que Marc Bergevin ne fait jamais rien!

Mots clés: , ,