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Des salaires de 10 millions de dollars et plus dans la LNH, il faudra s’y habituer


Par Philippe Matte

Lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes le 1er juillet dernier, nous avons vu quelques athlètes signés des contrats au-dessus de 10 millions de dollars par année. Par exemple, Artemi Panarin a consenti à une paye annuelle moyenne de 11 642 857$. Le russe de 27 ans en est pourtant qu’à sa quatrième année dans la LNH. Au total, l’ailier gauche a eu des saisons de 77, 74, 82 et 87 points avec les Blackhawks et les Blue Jackets. Erik Karlsson en est un autre qui a consenti à un contrat de 11.5 millions de dollars par année. Le défenseur de 29 ans a 563 points en 680 matchs dans la grande ligue. Quant à Sergei Bobrovsky, il était le meilleur gardien sur le marché cet été et les Panthers lui ont consenti un contrat de 7 ans 10 millions.

Un changement en une décennie

Il y a 10 ans, le joueur le mieux payé était Alexander Ovechkin. Il recevait tout juste au-dessus de 9.5 millions de dollars. Donc aucun athlète de la LNH ne faisait plus de 10 millions de dollars. Cette année, il y aura 14 joueurs qui recevront plus qu’Ovi et ses 9.538 millions de dollars. Ces derniers sont Panarin, Bobrovsky, McDavid, Erik Karlsson, Matthews, William Nylander, Seguin, Tavares, Doughty, Eichel, Price, Kopitar, Toews et Kane. Ce sont tous de très bons joueurs, mais il y manque plusieurs noms. Je pense notamment à Roman Josi, et Taylor Hall qui pourraient devenir agent libre sans restriction l’été prochain.

Un lock-out bientôt ?

Si certains joueurs font des dizaines de millions de dollars, d’autres ne font que 700 000 dollars. En effet, le salaire minimum de la ligue est de 700 000 dollars et certains hockeyeurs reçoivent cette paye alors qu’ils jouent dans la LNH. Par exemple, Micheal Del Zotto a joué 42 matchs la saison passée et il vient de signer un pacte lui rapportant tout juste 750 000 dollars. Dylan Sikura fait 750 000 dollars également alors qu’il a joué 33 parties dans la LNH l’année passée. Cet écart entre les joueurs les mieux payés et les moins bien payés fait en sorte qu’un lock-out est presque impossible à éviter. la renégociation de la prochaine convention aura lieu en 2020. Avec l’inflation du dollar qui n’aide pas, les dirigeants hockey devront revoir les payes à la hausse. Et personne ne sait ce qu’il y aura après cette pause de hockey. C’est donc pourquoi certains joueurs comme Artemi Panarin ne prennent pas de chance et signe des contrats à plusieurs dizaines de millions de dollars, mais dont souvent la presque totalité de l’argent est versée sous forme de bonus. Un détail qui est très important, car ces fameux bonus doivent être versés peu importe ce qui arrive. Ainsi, lock-out ou pas ces joueurs recevront tout de même un très bon salaire.

Le hockey risque toutefois de se tirer dans le pied en continuant d’accorder de tels salaires, car il ne possède pas des stades pouvant accueillir 50 ou 60 000 partisans comme c’est le cas au baseball. Il est aussi loin de posséder un contrat de télé aussi lucratif que le basketball de la NBA. Qu’on le veuille ou pas, le hockey est loin d’être aussi populaire aux États-Unis que les 3 autres sports majeurs. Accorder des salaires aussi élever est donc très dangereux pour ce sport.

Crédit photo: TSN.ca

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