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«Du hockey comme dans l’temps !»: Les salaires des joueurs du Canadien en 1978


Par Daniel Vanier

Voilà du nouveau chez le 7e match. Nous allons écrire une chronique souvenir sur de grands évènements qui se sont déroulés antérieurement dans le monde du hockey ou encore certains points qui ont transformé ce sport magnifique.

Cela ne sera pas pour juger quelle époque était la meilleure. Nous croyons que chaque époque avait du bon et du mauvais. Nous relaterons seulement certains aspects marquants, des changements effectués, des styles de jeux qui ont apparu ou disparu. Bref, ce ne sera que pour le plaisir de se remémorer de bons souvenirs. Il n’y aura donc pas d’ordre chronologique, nous suivrons simplement l’inspiration du moment.

Sans plus tarder, voici donc la première chronique de «Du hockey comme dans l’temps» !

Le salaire des joueurs en 1978

Un aspect qui a totalement changé au hockey, c’est bien le salaire des joueurs. Les joueurs gagnaient très peu auparavant. À l’époque de Maurice Richard, la plupart devaient avoir un autre emploi en plus de jouer pour le Canadien pour joindre les deux bouts. Ce fut très long avant que les joueurs deviennent des millionnaires. Pour vous donner une idée, voici les salaires des joueurs du Canadien de Montréal en 1978. Ces infos avaient été dévoilées par deux journaux anglophones montréalais: The Globe and Mail et The Gazette .

Les informations des deux quotidiens variaient toutefois quelque peu. Cela nous donne tout de même une bonne idée des salaires de l’époque. Les voici donc :

Le coût de la vie

Bien entendu, le coût de la vie était aussi beaucoup plus bas. En 1978 le salaire moyen des travailleurs variait 200$ et 250$. Un« panier » fixe de produits de consommation incluant les aliments, le logement, les meubles, l’habillement, les transports et les loisirs qui côutait, disons 600 $ en 1978, coûterait environ 2234, 43$ aujourd’hui avec l’inflation.

Les statistiques des joueurs vs leurs salaires= Des aubaines !

Cependant, les salaire des joueurs étaient vraiment une bonne affaire pour les propriétaires.

Regardons un peu les statistiques des joueurs du CH de l’époque avec ceux d’aujourd’hui :

Guy Lafleur avaient terminé la saison 1978-79 avec une fiche de 52 buts et 77 passes pour 129 points. Il avait terminé au 3e rang des marqueurs de la LNH, derrière Marcel Dionne des Kings (130 points ) et Bryan Trottier des Islanders (134points).Si on regarde le tableau, Lafleur gagnait au maximum, 180 000$. Steve Shutt est terminé au 2e rang des marqueurs du CH avec  37 buts et 40 passes pour 77 points, il gagnait un salaire de maximum 120 000$. Les 3 attaquants les mieux payés de la LNH en ce moment,sont Connor McDavid des Oilers(12,5 millions$ par année)suivi de deux joueurs des Maple Leafs : Auston Matthews (11,634 millions$) et John Tavares (11 millions$)

Larry Robinson avait terminé au premier rang des compteurs chez les défenseurs du Tricolore avec 16 buts et 45 passes pour 61 points. Celui qui était surnommé «Big Bird» gagnait au maximum 125 000$. Les défenseurs les mieux rémunérés du circuit Bettman présentement sont Erik Karlsson des Sharks (11 500 000$) et Drew Doughty des Kings ( 11 000 000$) et P.K. Subban (9 000 000$).

Chez les gardiens, Ken Dryden était jugé comme un des meilleurs de la ligue. Il gagnait 189 000$. Les 3 gardiens de la ligue les mieux payés présentement sont Carey Price des Canadiens(10 500 000$), Sergei Bobrovsky des Panthers (10 000 000$) et Andrei Vasilevskiy du Lightning (9 500 000$).

Bref, même si nous tenons compte du coût de la vie, force est d’admettre que les joueurs de hockey d’aujourd’hui ont connu un essor grandiose au point de vue salarial.

L’écart entre les joueurs vedettes et les autres

Ce qui est aussi frappant est de voir combien l’écart entre les joueurs vedettes et les autres est beaucoup plus grand aujourd’hui.

Michel Larocque qui était le gardien auxiliaire du CH en 1978 gagnait au minimum 75 000$ soit environ 2 fois moins que le gardien numéro un vedette, Ken Dryden. Lafleur qui était le meilleur attaquant de l’équipe et un des 3 meilleurs de la ligue, gagnait environ aussi le double de Murray Wilson qui était l’attaquant réserviste du Tricolore. Le même écart prévalait aussi entre les membres vedettes du «Big three» et les autres défenseurs.

Aujourd’hui chez le Canadien, Cary Price gagne environ 10 fois plus que son auxiliaire Keith Kinkaid (1 750 000). C’est le même écart chez les défenseurs entre Shea Weber et les 3 derniers arrières de l’équipe.

Du côté de l’attaque,l’écart est un peu moindre. Jonathan Drouin est le mieux rémunéré avec 5 500 000$ alors que le moins payé sera Nick Cousins (1 000 000$) ou possiblement Charles Hudon (800 000$). On parle donc d’environ 5 fois plus. C’est tout de même beaucoup plus qu’en 1978.

L’aspect salarial des joueurs est donc un des premiers aspects qui a beaucoup changé dans le monde du hockey. Les joueurs sont maintenant de minientreprise.Ils sont mieux conseillés qu’ils l’étaient auparavant. Les salaires ont donc grimpé à une vitesse folle, ce qui a toutefois aussi fait grimper grandement le prix des billets pour assister aux matchs.

Voilà qui complète donc cette première chronique de «Du hockey comme dans l’temps». Soyez au poste pour la 2e chronique de cette série qui portera sur les «gardes du corps des vedettes» au hockey.

Nous espérons que vous avez apprécié cette chronique et notre idée d’explorer le hockey du passé. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires. Ils nous aident à nous améliorer constamment. Au plaisir de vous lire !

Crédit photo : Toronto Star

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