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Le repêchage de la LNH, une science inexacte : Les vols (partie 1)


Par Louis-Thomas Bastien 

Le repêchage d’entrée de la LNH, est une des sciences les plus inexactes du monde du sport. Les recruteurs de chaque équipe scrutent à la loupe les meilleurs espoirs qui seront disponible lors de la sélection en juin. Entre 2005 et 2017 , plusieurs équipes ont réalisé des vols en dehors de la première ronde. Voici le palmarès des plus grands vols lors de ces séances de repêchage de la plus grande ligue de hockey au monde.

Repêchage de 2005:

Kristopher Letang 62e ( Penguins de Pittsburgh)

crédit photo: TVA Sports.ca

Sortant d’une première saison dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val d’Or, forte de 32 points en 70 parties, Letang n’était pas classé pour sortir dans les deux première rondes de la sélection de 2005. C’est avec la 62ème sélection que les Penguins ont décidé de sélectionner le défenseur de Ste-Julie. En résumé, Kristopher Letang c’est 759 parties de saison régulière totalisant 503 points, 3 coupes Stanley et plusieurs problèmes de santé. Malgré ces blessures qui lui ont fait raté plusieurs parties tout au long de sa carrière, Letang se manifeste encore comme étant le quart arrière de la défensive à Pittsburgh. Disons que plusieurs équipes doivent regretter d’avoir passé leur tour sur Letang car en ce moment, ils en auraient bien besoin. Selon moi, si cette séance de repêchage avait lieu aujourd’hui, le numéro 58 aurait été repêché septième par les Blackhawks de Chicago.

Repêchage de 2006 :

Brad Marchand ( 71e, Bruins de Boston)

crédit photo: thehockeynews.com

La petite peste des Bruins est clairement le plus grand vol du repêchage de 2006. Avec deux finales de la coupe Stanley et une coupe à son actif, Marchand a réussi à se faire un nom pas seulement grâce à ses actions parfois controversées sur la patinoire, mais aussi grâce à ses statistiques très reluisante pour un choix de troisième ronde. Avec 691 parties et 574 points jusqu’à maintenant, il a été et est encore un des rouages les plus importants de son équipe en compagnie de Patrice Bergeron et David Pastrnak. C’est seulement depuis la saison 2016-2017 que le numéro 63 a vraiment explosé avec une saison de 85 points et suivi d’une campagne identique. La saison dernière, il a obtenu sa meilleure récolte en carrière soit 100 points en 79 matchs. Même s’il est un des joueurs les plus détesté de la ligue,je crois que même les partisans de Montréal serait très heureux d’avoir Marchand dans son alignement. Selon le NHL network, en 2016, Marchand aurait, tout comme Letang, sorti au 7e rang étant ainsi sélectionné par les Islanders de New York.

Repêchage de 2007:  

Jamie Benn ( 129ème par les Stars de Dallas)

crédit photo: tva sports.ca

Après avoir hésité pendant quelques secondes entre P.K Subban et Jamie Benn ,comme vol de ce repêchage, j’ai arrêté mon choix sur l’attaquant costaud des Stars, car, il a été sélectionné à un rang plus lointain que Subban. Il est le joueur de concession et capitaine à Dallas encore à ce jour. Avec 654 points en 758 parties Benn a été longtemps un des joueurs les plus sous estimé de la ligue. En 2014-2015, il s’est mérité le trophée Art Ross décerné à celui qui a récolté le plus de points lors de la saison régulière. Pour un joueur, qui est sorti en cinquième ronde, c’est une statistique assez unique en son genre. 12 ans après ce repêchage, au lieu d’être choisi au 129ème rang, Benn aurait entendu son nom sortir au deuxième rang par les Flyers de Philadelphie.

Repêchage de 2008:

John Carlson (27ème par les Capitals de Washington)

crédit photo: ici.radio-canada.ca

Avec le début de saison que le défenseur des Capitals connaît, même s’il a été repêché en première ronde, il mérite d’être considéré comme le vol du repêchage de 2008 en compagnie d’Erik Karlsson. Mon choix s’arrête toutefois sur le défenseur Manitobain, car, si cela n’avait pas été de l’échange d’Alex Tanguay contre ce choix de première ronde, Montréal aurait eu la chance de sélectionner Carlson avec la 25e sélection. Carlson, qui a à son palmarès une coupe Stanley et 424 points en 701 parties , aurait été très utile à une équipe comme Montréal mais qui sait, si Carlson porterait le bleu blanc rouge, la sélection de joueurs comme Kotkaniemi aurait été impossible. Bref, fort d’un début de saison de 21 points en 13 parties, les poolers qui l’ont choisi doivent se sentir comme de purs génies! Si le repêchage de 2008 avait lieu aujourd’hui, le quart arrière des Caps serait choisi au sixième rang au lieu du 27e par les Blue Jackets de Columbus.C’est quand même pas mal du tout !

Repêchage de 2009:  

Ryan O’Reilly ( 33ème par l’Avalanche du Colorado)

crédit photo: NHL.com

Des joueurs de centre qui peuvent exceller autant offensivement que défensivement, il n’en pleut pas à chaque averse. C’est exactement ce que O’Reilly a su prouver depuis le début de sa carrière que ce soit au Colorado, à Buffalo ou à St-Louis. Après qu’il ait admis avoir perdu son amour du hockey à Buffalo, le centre a exigé d’être transigé. Demande faite vœux exaucé. Le premier juillet 2018, il est échangé aux Blues de St. Louis. Vous connaissez probablement l’histoire, il aidera ensuite les Blues à remporter leur première coupe de leur histoire après un misérable début de saison collectif. À son actif, un trophée Lady Byng, remis au joueur avec le meilleur esprit sportif, un trophée Frank J. Selke, décerné à l’attaquant qui maîtrise le mieux le jeu défensif et une coupe Stanley accompagné du trophée Conn Smythe remis au meilleur joueur des séries éliminatoire. Il cumule 507 points en 744 parties. Le joueur de centre aurait été sélectionné au sixième rang par les Coyotes de l’Arizona.   

   Repêchage de 2010:

Vladimir Tarasenko ( 16e par les Blues de St. Louis) 

crédit photo: thehockeynews.com

Pour une deuxième année d’affilée, c’est un joueur de l’édition actuelle des Blues de St. Louis qui se trouve comme étant le plus grand vol d’un repêchage. Tarasenko, même s’il a été repêché relativement tôt en première ronde, plusieurs experts classent le 91 des Blues comme celui qui devait sortir avant des gros noms comme Taylor Hall et Tyler Seguin. Au total, Vladimir Tarasenko c’est une coupe Stanley, une apparition sur la pochette du jeu NHL d’EA SPORTS et une carrière jusqu’à ce jour de 428 points en 507 parties. En 2010, avec le premier choix de cet encan, les Oilers d’Edmonton aurait dû jeté leur dévolu sur l’attaquant Russe. En ce moment, une ligne Tarasenko avec McDavid à Edmonton serait l’une des plus dévastatrices de la ligue mais ce n’est que du rêve pour les partisans des Oilers.

Voici qui termine la première des deux parties sur les vols au repêchage. La 2e va porter sur les années 2011 à 2017 et sera publiée un peu plus tard cette semaine. En attendant, je vous invite à lire le texte de mon collègue Zacharie Duchesne, qui lui s’est occupé de répertorier les plus grands flops au repêchage des 10 dernières années. Voici son texte :
Le repêchage de la LNH, une science inexacte : Les flops (partie 1)

crédit image de mise en avant: 25stanley

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