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L’équipe chinoise de la KHL l’a échappé belle


Par Daniel Vanier

Comme vous le savez déjà, le premier pays touché par le COVID-19 fut la Chine. C’est dans la ville de Wuhan que toute cette histoire d’horreur a débutée.

Les amateurs de hockey du Canada oublient parfois qu’il y a une équipe chinoise dans la KHL. L’entraîneur de cette équipe, Curt Fraser, a livré une entrevue à Jean-Patrick Balleux de Radio-Canada Sports. Il a raconté comment lui et son équipe, le Red Star de Kunlun ont vécu les débuts du coronavirus.

Un départ en catastrophe

la seule équipe chinoise de la KHL a dû quitter Pékin en catastrophe quand la panique s’est emparée de la Chine. Voici ce que l’américain maintenant âgé de 62 ans a raconté à Radio-Canada Sports:

«Nos femmes et nos blondes ont rejoint l’équipe et nous sommes tous montés à bord d’un charter en direction de la Russie. Nous avons tout laissé derrière : appartements, objets personnels, même des proches pour certains joueurs. En quelques heures, nous venions de réaliser que nous quittions la Chine pour longtemps.»

Tout cela se passait dans les premiers jours de février. Quelques jours avant, le gouvernement chinois mettait la ville de Wuhan en quarantaine.C’était donc ce qu’on peut appeler, le point zéro du coronavirus.Dès lors,tous les rassemblements publics devenaient interdits dans tout le pays.

Le Red Star quitte la Chine

Dans la KHL, il y a beaucoup de voyagement, car les formations sont très souvent situées dans des villes très éloignées l’une de l’autre et parfois même, dans des pays différents.
Curt Fraser confirme que les équipes parcourent des distances énormes en voyagement dans la KHL :.

«On vole cinq heures de Pékin jusqu’à Novossibirsk pour faire le plein. Puis, on redécolle cinq heures en direction de Moscou. Ce sont de longs voyages, on peut traverser entre sept et neuf fuseaux horaires pour un match. On se bat constamment contre le changement d’heure. Mais les joueurs trouvent une façon de contrer tout ça.»

Il n’est donc pas rare qu’une équipe soit sur la route pendant plusieurs semaines. La direction du Red Star a profité d’un de ces longs voyages pour sortir l’équipe et son entourage de la Chine et des dangers du COVID-19 :

«Nous allions en Russie pour jouer un mois sur la route. Il nous restait un match à domicile à notre retour. Puisqu’il nous serait alors impossible de le jouer à Pékin en raison de l’arrêté gouvernemental, la direction du club a eu l’idée de nous sortir de la Chine plus longtemps pour nous sauver du virus.Le timing était parfait pour quitter la Chine. Mais à ce stade, nous ne réalisions pas l’ampleur de la situation. À l’aéroport de Pékin, il fallait marcher à travers un couloir rempli de scanneurs. Les douaniers ont pris notre température. Dire que ce n’était que le début..»

Pas question de retourner en Chine de sitôt

Curt Fraser n’est pas un homme peureux. Il a livré de nombreux combats lors de sa carrière de 704 parties dans la LNH avec l’uniforme des Canucks de Vancouver, des Blackhawks de Chicaco et des défunts North Stars du Minnesota. Comme le dit si bien Jean-Patrick Belleux, il a cumulé plus de minutes de pénalité (1306) que Georges Laraque (1126). Il est cependant conscient qu’il vient d’échapper à son plus redoutable adversaire: le coronavirus.

Fraser dit qu’il est prêt à retourner en Chine, mais seulement lorsque tout sera réglé. Il n’est pas question de courir de risques dans son cas :

«Je suis supposé retourner à Pékin pour la nouvelle saison, mais personne ne sait ce qui va se passer pour l’instant. C’est un virus mortel. Pas question de jouer avec le feu. Reprendre la saison est très, très bas dans la liste des priorités. Je crois que ce sera long avant qu’on puisse retourner en Chine. Il faudra alors penser à trouver un autre endroit comme camp de base jusqu’à ce que Pékin et la Chine retombent sur leurs pattes.»

On peut comprendre Curt Fraser de vouloir se montrer prudent.Tous les gens devraient imiter son exemple et user d’une prudence extrême dans les présentes circonstances.

Devante Smith-Pelly et le fils de Chris Chelios aux Olympiques?

Fait à noter, dix joueurs des Red Stars sont d’origine chinoise, mais le reste de l’équipe provient du Canada ou des États-Unis. Ainsi la Chine, pourra les utiliser au sein de sa formation lors des prochains Jeux olympiques d’hiver de Pékin en 2022,s’ils le désirent. Il faudra aussi que ces jeux aient lieu, ce qui n’est pas certain avec les présentes circonstances. L’ancien du Canadien de Montréal Devante Smith-Pelly fait partie de la formation chinoise de la KHL. L’équipe avait annoncé sa signature avec fierté le 28 octobre dernier:

Smith-Pelly a une fiche de 8 buts et 3 passes ainsi que 40 minutes de pénalité avec le Red Star cette saison. Il avait compté son premier but dans la KHL le 17 décembre. Un but en désavantage numérique de surcroit. Vous pouvez le voir dans la vidéo qui suit:

Le Red Star peut aussi compter sur les services du fils de Chris Chelios, Jake. Ce dernier avait disputé son premier match dans la LNH à l’âge de 28 ans avec les Red Wings de Détroit sous les yeux de son célèbre père. Le 7e Match avait écrit un texte sur le sujet que vous pouvez lire ici si vous l’aviez raté :

Si vous l’avez raté : un beau moment pour Chris Chelios

Jake Chelios a une fiche de 2 buts et 11 passes en 48 matchs. Il a aussi un différentiel de +7 et 32 minutes de pénalité.Cela s’avère donc une belle expérience pour ces deux joueurs.

Devante Smith-Pelly n’est pas le joueur le plus talentueux, mais il a tout de même disputé 395 parties dans la LNH et a eu la chance de remporter la Coupe Stanley avec les Capitals en 2018. Voilà maintenant qu’il risque de connaître d’autres beaux moments s’il a la chance de participer aux Olympiques.

Toutefois, ce qui est le plus important est de voir que les joueurs et les proches de la formation chinoise s’en sont bien tirés grâce à l’intervention rapide de leurs dirigeants. On se doit donc de féliciter ces derniers pour leur belle présence d’esprit.

Vous pouvez lire le texte au complet de Jean-Patrick Balleux ici :

Crédit photo :Conway’s russian hockey blog

Source : Jean-Patrick Balleux, «Un entraîneur de la KHL à Pékin a échappé au coronavirus», Radio-Canada Sports.

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