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L’ancien gardien et entraîneur des Nordiques révèle sa source sur la fameuse faille de Patrick Roy


Par Daniel Vanier

Le réseau TVA Sports présente en ce moment la série éliminatoire opposant les Canadiens de Montréal aux Nordiques de Québec. Cela rappelle beaucoup de souvenirs autant aux partisans qu’aux joueurs, entraîneurs et membre de la direction qui faisaient partie des deux équipes impliquées dans cet affrontement mémorable.
Cela fait aussi ressortir de vieilles histoires. Comme c’est maintenant chose du passé, certains acteurs de cette série dévoilent de vieux secrets. C’est le cas de Daniel Bouchard qui était devenu entraîneur des Gardiens de but des Nordiques à l’époque.

La faille de Patrick Roy

Daniel Bouchard est un ancien choix de 2e ronde (27e au total) des Bruins de Boston en 1970. Il a été réclamé lors du repêchage d’expansion par les Flames d’Atlanta. C’était un gardien de but talentueux et il a joué 9 saisons avec l’organisation des Flames. La formation d’Atlanta est ensuite déménagée à Calgary en 1980-81. Il joue 14 matchs avec les nouveaux Flames avant de passer aux Nordiques de Québec en retour de l’attaquant Jamie Hislop. Le cerbère dispute ensuite 5 saisons avec les fleurdelysés avant d’être échangé aux Jets de Winnipeg. Il disputera une seule saison avec les Jets avant de prendre sa retraite comme joueur. Bouchard va ensuite revenir dans le monde du hockey comme entraîneur des gardiens de but. En 1990, Il devient l’instructeur des gardiens des Nordiques. Il accomplit cette tâche jusqu’en 1993-1994.

Il était en poste lors de la série de 1993 et il fera une déclaration-choc en disant qu’il avait découvert une faille sur le gardien vedette des Canadiens, Patrick Roy.

Bouchard a donné une entrevue intéressante aujourd’hui, lors de l’émission JiC .L’ancien numéro 35 a d’abord précisé qu’il n’a jamais vraiment cherché à transmettre de tels propos aux journalistes à l’époque. Voici comment cela s’est déroulé:
«Quand ça s’est produit, je parlais avec Jacques Lavergne, qui était le soigneur des Nordiques. On était près de la bande et on regardait l’entraînement. J’avais fait des commentaires parce que j’avais eu des informations. Mes espions m’avaient dit quelque chose.Pendant qu’on regardait l’exercice des Canadiens qui s’entraînaient, Jacques m’a dit : “Dan, c’est évident, c’est ça qu’il faut faire.” Là, il y avait d’autres journalistes autour qui demandaient : “C’est quoi la faille? C’est quoi la faille?” J’ai dit que ça ne regardait que les Nordiques, nos joueurs et notre comité d’entraîneurs.»
Il ne l’a donc pas dévoilé directement, mais les journalistes ont compris ce qu’il avait dit et ont publié plusieurs articles sur ce commentaire. Cela s’est donc rendu au principal intéressé :Patrick Roy.

Sa source dévoilée

Daniel Bouchard demeure ferme sur un point:ses informations étaient fondées. Voici ce qu’il a dit au coloré Jean-Charles Lajoie:

«C’était mon beau-frère qui travaillait au Royal Victoria. Il l’avait vu aller aux radiographies, donc on savait qu’il avait une blessure.»

Bouchard ajoute que la blessure de Roy n’était pas mineure. Lorsque Bouchard a par la suite croisé Roy au cours de l’été, le gardien du CH recommençait tout juste à jouer au golf. Il était donc au repos forcé de toute activité physique auparavant.
«C’était certainement une blessure assez grave» ajoute Bouchard.
Cela ne fait qu’ajouter du prestige aux performances de Roy.Il aurait donc connu ce qui est probablement ses meilleures performances en séries éliminatoires en carrière,alors qu’il souffrait d’une blessure. Voilà qui en dit long sur la force de caractère de Patrick Roy

Bouchard n’a aucun regret

Bien que la plupart des observateurs s’entendent pour dire que Daniel Bouchard a commis une grave erreur en faisant une telle déclaration qui risquait de réveiller le grand guerrier qu’était Patrick Roy, Bouchard dit ne pas avoir de regrets :

«Non, je ne regrette pas. La guerre se gagne avec des espions. Je savais qu’on avait trouvé une faille»

Bouchard a raison de dire que la guerre se remporte parfois grâce aux espions. Toutefois, parions que si cela se reproduit, il se montrera beaucoup plus prudent lorsqu’il confiera un secret à un autre membre du personnel.Il va sûrement s’assurer qu’il n’y a pas de journaliste près de lui avant de le faire.

Bouchard était l’idole de Roy

Le plus drôle de l’histoire c’est que Daniel Bouchard l’ignorait peut-être à l’époque, mais il était l’idole de jeunesse de Patrick Roy. Voici ce qu’avait confié le légendaire gardien à Guillaume Piedboeuf de Radio-Canada Sportsle 23 janvier dernier.

«Daniel a joué un rôle important dans la montée des Nordiques à cette époque-là. J’adorais son style et j’avoue que j’essayais de le copier un peu sur la patinoire. À mi-chemin entre le papillon et un style debout, ça fonctionnait bien pour moi»

Voilà peut-être pourquoi Roy fut si fouetté par la déclaration de Daniel Bouchard. L’ancien numéro 33 du tricolore voulait probablement démontré à son idole qu’il n’y avait pas de failles dans son jeu et qu’il était encore capable de grandes choses.

On ne saura jamais si c’est de cette façon que Patrick Roy a pensé, ni si c’est vraiment cette déclaration qui l’a réveillé, mais disons que tout porte à le croire. Chose certaine, Roy a relevé son jeu d’un cran après cette déclaration et la suite passa à l’histoire . Le Canadien a remporté les 4 matchs suivants pour ensuite continuer leur chemin jusqu’à la victoire de leur 24e Coupe Stanley.

Vous pouvez lire le texte complet de TVA Sports ici :

Crédit photo : Le Journal de Montréal

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