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Le début d’une nouvelle ère dans la LNH ?


Par Alexis Lavoie-Martel

Alors que les avancées technologiques continuent de progresser, nous retrouvons de plus en plus d’intelligence artificielle dans plusieurs domaines de nos vies. Que ce soit dans le monde de la santé, comme par exemple dans les hôpitaux, dans le monde de l’alimentation ou bien encore, dans le monde du sport. Actuellement, dans le monde du hockey, différents systèmes sont à l’étude et pourraient faire leur apparition bien plus vite qu’on le pense dans chacun des matchs de la LNH.

Quelles sont les méthodes utilisées par la LNH pour se servir de l’IA ?

Pour l’instant, il y a déjà quelques systèmes en place qui permettent de tirer énormément de données sur chaque match disputé. De plus, la LNH a commencé il y a quelques années à installer de plus en plus de caméras à l’intérieur des bandes ou à d’autres endroits sur la patinoire pour rendre les meilleures décisions possibles. Toutefois, ce que la ligue aimerait instaurer très prochainement, il s’agit de puces électroniques. Ces puces seraient installées sur l’équipement des joueurs et dans la rondelle, et permettraient d’enregistrer 200 déplacements par seconde pour les joueurs, ainsi que 2000 mouvements par seconde pour ce qui est de la rondelle. Des milliers de nouvelles données seront donc accessibles auprès des organisations.

Des milliers de nouvelles données pourront être analysées au cours de chaque match disputé.

Comment être certain que ce système va fonctionner ?

En fait, la LNH a déjà expérimenté d’intégrer une puce dans la rondelle lors du match des étoiles de la LNH en 2019, qui avait lieu à San Jose. Les résultats avaient d’ailleurs été concluants, ce qui laisse présager qu’une utilisation à long terme de ce système pourrait effectivement avoir des répercussions positives. Toutefois, rien n’est encore coulé dans le béton ; « Ce sera un bon ajout pour les rencontres diffusées à la télévision. Le système évoluera au fur et à mesure, et en fonction des statistiques que les gens jugeront utiles. Nous allons apprendre à nous en servir ensemble », a déclaré le commissaire de la Ligue, Gary Bettman.

Qui et quand on aura accès à ces nouvelles données ?

Pour ce qui est du « qui », presque tout le monde. On parle ici des équipes, des joueurs ainsi que des réseaux de diffusion. Pour le « quand », Bettman espérait pouvoir commencer à utiliser la rondelle technologique lors des séries éliminatoires de 2020, qui devaient s’amorcer en avril. Toutefois, avec la situation actuelle de Covid-19, l’utilisation de ce système risque de débuter lors de la reprise des activités, soit cet été ou dès le début de la saison prochaine.

Pendant combien de temps les équipes devront-elles collecter ces données avant de pouvoir en faire une utilisation juste ?

Au moins durant une saison complète. C’est du moins ce qu’affirme Félix Chrétien, scientifique des données au sein d’une petite boîte : « Mais tant que nous n’aurons pas amassé une saison entière de données, les informations traitées par les modèles manqueront de précision. » Ce que Félix veut dire par là, c’est qu’il ne serait pas logique de tirer des conclusions de ces données seulement quelques semaines après le début de leur utilisation. Ceux qui s’y connaissent davantage en hockey par exemple, savent que le jeu s’élève davantage en intensité après la pause des fêtes et lors du dernier tiers de la saison. Les équipes se retrouvant hors du portrait des séries peuvent, de leur côté, avoir plus tendance à se relâcher en fin de saison. Bref, il faudra laisser le temps au système de s’adapter à tous ces types de facteurs.

Est-ce que l’intelligence artificielle pourrait finir par remplacer certains dirigeants au hockey ?

La réponse est non. L’intelligence artificielle va permettre aux dirigeants d’avoir accès à une foulée de nouvelles informations, mais elle ne pourra jamais remplacer le rôle complet d’un directeur général, par exemple. Au contraire, l’utilisation de cette nouvelle forme de technologie au hockey permettra justement de créer de nouveaux emplois, affirme encore une fois Félix Chrétien ; « On a parfois l’impression que l’intelligence artificielle va faire disparaître des emplois, mais ce n’est pas la réalité. Ça prend des gens qui possèdent déjà une grande expertise pour nous dire comment améliorer un modèle. » D’ailleurs, à ce sujet, les Hurricanes de la Caroline ont déjà annoncé l’embauche d’une docteure en neuroscience. Margaret Cunniff, cette docteure en question, aura donc comme objectif d’extraire de toutes ces nouvelles données les informations qui pourront offrir un réel avantage à l’équipe. Ce n’est donc probablement qu’une question de temps avant que d’autres organisations emboîtent le pas et fassent comme les Canes.

Les avantages de ces données seront donc réels ?

Effectivement. Une bonne utilisation de ces données pourra permettre aux équipes de développer des contextes de performance optimaux, d’identifier les comportements les plus propices aux blessures ainsi que de mesurer l’efficacité des différentes stratégies utilisées par l’entraîneur, entre autres. De plus, il est logique d’affirmer que ces données pourront offrir aux différents directeurs généraux de nouvelles pistes d’informations lorsque vient le temps de signer un joueur ou encore d’effectuer une transaction avec une autre équipe. Bref, l’intelligence artificielle amènera réellement le hockey dans un tout autre monde.

Crédits photos : TheScore.com, Radio-Canada.ca

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