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Le cas Ceci Osman: pourquoi a-t-il connu une moins bonne saison?


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Par Guillaume Arcand

Les chemins du succès et de la reconnaissance semblait être ouvert pour le small forward des Cavaliers Ceci Osman au mois d’octobre, après une bonne saison en 2018-19. Toutefois, la magie du jeune ailier turque semble s’être dissipée cette année, et si cela peut paraître surprenant, plusieurs facteurs peuvent expliquer cette petite baisse de régime.

Un scénario pour le moins idéal en 2018-19

La saison 2018-19 était synonyme de nouveauté pour les Cavaliers de Cleveland. La formation de l’Ohio avait de nouveau perdu LeBron James via le marché des agents libres en été 2018 après des tonnes de spéculations prédisant son départ. Kevin Love a été blessé pendant la grosse majorité de la saison. On faisait appel à une nouvelle recrue en Collin Sexton, probablement la meilleure recrue à fouler le gymnase de Cleveland depuis Kyrie Irving en 2011.

Le nombre d’amateurs se réunissant au domicile des Cavaliers, baptisé le Rocket Mortage Fieldhouse depuis cette année, pour assister au match de leur équipe favorite était presque réduit de moitié par rapport celui de la saison 2017-18. L’entraîneur-chef Tyronn Lue est congédié et remplacé par Larry Drew après 6 matchs, une séquence où la formation de l’Ohio ne met la main sur aucun match.

Ça en fait, du mouvement en une seule saison, pas vrai? Ajoutez à cela les échanges de Kyle Korver, George Hill, Rodney Hood ainsi qu’Alec Burks (acquis plus tôt justement contre Kyle Korver), en plus de l’arrivée de d’autres joueurs et d’autres blessures. Parmi toute cette tempête et ce gros brouhaha, c’était une opportunité de rêve pour le Osman, qu’on gagnait tous à connaître.

En étant à sa 2ème saison dans la NBA ainsi que sa première campagne à avoir un rôle significatif dans la grande ligue de basketball Nord-Américaine, les astres étaient alignés pour le turc de 6’8, et il n’a pas gâché sa chance. Avec tous ces coéquipiers absents car ils étaient à l’infirmerie en plus de tous ces coéquipiers à avoir quitter le navire en cours de saison, les responsabilités offensives confiés au numéro 16 étaient énormes.

Durant la grosse partie de la saison, lui, Collin Sexton et Jordan Clarkson faisaient partie des favoris des partisans. Quand on parlait des succès des chandails rouges vins et dorés, ces 3 noms étain ceux qui revenaient le plus souvent.

Après de bonnes performances dans la Summer League 2018, qui ont un peu passé sous le radar de celles de Collin Sexton (que plusieurs comparaient à Russell Westbrook… oui, Russell Westbrook), Osman était prêt à attaquer la NBA. Parfois, certains adversaires des Cavaliers devaient composer avec des performances de 20 points ou plus de la part de celui qu’on surnomme Jedi.

L’ailier, qui a fêté ses 25 ans le 8 avril dernier, enchaînait les excellentes prestations et était bien placé dans la vitrine. Après une telle saison où le ballon se trouvait souvent dans ses mais et où ses patrons le laissaient faire à sa guise sans trop de restrictions, disons qu’une certaine frénésie s’est créée autour de lui, et on attendait encore plus de bonnes performances de sa part la saison suivante. Ce qu’on a pas eu.

Une saison 2019-20 moins généreuse pour Osman

2019-20 n’aura pas laissé d’aussi belles chances au Turc dans la mi-vingtaine que la saison précédente. Kevin Love a enfin pu rester en santé, de très bonnes recrues (Darius Garland et Kevin Porter Jr.) ont fait leur entrée cette année avec les Cavs et leur impact s’est tout de suite fait sentir.

Des joueurs comme Tristan Thompson et Larry Nance Jr se sont améliorés. Un nouvel entraîneur, John Beilein, s’est amené au cours de la saison morte.

Avec tous ces facteurs, cela fait moins de temps de possession de balle et de responsabilités offensives pour le Turc. Avec nettement plus de joueurs à idolâtrer pour ces fans de la ville-forêt, cela fait une vague d’amour maintenant beaucoup moins significative pour le numéro 16.

On peut aussi noter cette baisse de popularité au côté d’un coéquipier, Collin Sexton, qui a continué de faire la controverse, mais qui ne revenait pas autant dans les débats que lors de la précédente campagne. Cette décroissance de cette popularité s’explique par l’effet nouveauté qui s’est dissipé avec le fait qu’on connaissait mieux l’ailier de 6’8 et que cette fameuse vague de frénésie s’est déplacée pour s’installer autour de d’autres petits nouveaux.

En 2018-19, Osman était non-seulement dans une bonne position pour attirer les commentaires positifs, mais aussi, il était, contrairement à cette année, quelque chose de nouveau pour les amateurs de basket-ball de l’Ohio. Ayant vu son fanclub être moins nombreux et surtout moins enthousiaste, la production du Turc a souffert dû à l’arrivée d’un système où ses aptitudes n’en tirent pas vraiment avantage.

Avec tous ces joueurs ayant progressé et ces nouvelles recrues talentueuses, le ballon roulait nettement plus avant l’arrêt forcée que lors de la campagne qui précédait. L’ailier des Cavaliers a besoin de toucher souvent le ballon pour faire valoir ses qualités de marqueur et de passeur.

Ce temps de possession moins élevé et cette rotation de balle plus développée a quelque peu condamné Osman à tirer plus de tirs à 3 points que de 2 points et à être limité offensivement. La bonne nouvelle dans cette moins grande implication de la part du Turc né en Macédoine est qu’il semble faire passer l’équipe avant lui et qu’il accepte de voir une baisse dans ses statistiques individuelles si son club performe mieux.

Donc, en résumé, pourquoi Ceci Osman n’est pas le même en 2018-19?

Jusqu’ici, il s’agit d’une carrière de 3 saisons et de 2 temps pour le jeune Turc. La saison 2018-19 nous a donné l’aperçu d’un calendrier où Osman était mis à l’avant-plan et avec beaucoup de responsabilités, où on a pu témoigner de plusieurs de ses qualités, comme sa véracité de foncer dans la clé avec le ballon et bien terminer sa manoeuvre ensuite.

La saison actuelle, mise présentement en pause, nous a mis en perspective un Osman dans une équipe plus condensée et plus remplie en terme d’options de marqueurs. En fait, on peut parler d’un moins bon rendement cette année dans le cas de celui qu’on surnomme ”The First Cedi”, mais cette décroissance n’est pas nécessairement une mauvaise nouvelle et quelque chose d’évitable.

Le nombre de points par matchs venant du Turc est passé de 13.0 points par matchs pour 32,2 minutes jouées en moyenne par joutes l’an dernier à 11.0 points en 29,4 minutes de moyenne par rencontre cette année. Si on reporte ces chiffres sur 36 minutes, c’est 14,6 points pour la campagne 2018-19, et 13,5 points pour celle de 2019-20.

Donc, oui, on peut parler de moins bonne performances dans le cas du petit frère de Caner Osman, mais ce n’est pas une raison pour paniquer. Il faut aussi savoir que le nombre de joueurs grugeant plus souvent le ballon a augmenté en 2019-20, et malgré la baisse significative dans les chiffres d’Osman, ce n’est pas faux de croire que ça pourrait être bien pire.

En résumé, la production offensive de Cedi Osman a connu une baisse, c’est certain, mais cela a été entre autre causé par de nouveaux arrivants demandant plus de temps de possession avec le ballon, donc on peut respirer dans son cas. En 2020-21, Osman arrivera-t-il à s’adapter à tous ces bons joueurs autour de lui pour ainsi retrouver un rythme similaire à celui qu’il avait en 2018-19?

Crédit photo: Bleacher Report, Cavaliers Nation

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