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Rasmus Dahlin est un candidat sérieux pour le Norris en 2020-21


Par Guillaume Arcand

Le soir du 22 juin 2018, un soir où les Sabres de Buffalo n’ont surpris absolument personne en faisant de Rasmus Dahlin la première sélection au total du repêchage 2018 de la LNH, on savait déjà que le défenseur suédois allait devenir un joueur spécial. Déjà, on peut le considérer comme un sérieux candidat au titre de défenseur de l’année à sa 3e saison dans la LNH en 2020-21, et voici pourquoi.

Défenseur extrêmement talentueux capable d’affronter des joueurs plus âgés

Ce qui fait du numéro 26 des Sabres de Buffalo un sérieux prétendant pour le trophée Norris est son talent immense et le fait qu’il a maintenant transposé toutes ses très nombreuses aptitudes et qualités inouïes au niveau de la LNH. Il n’est pas trop tôt du tout pour placer le nom du premier choix au total du repêchage 2018 dans les débats au défenseur de l’année, même à 20 ans.

Dahlin a presque toujours été placé face à des joueurs plus vieux que lui. L’arrière de 6’2″ a débuté son aventure professionnel à 16 ans, et ce, dans la Ligue élite de Suède, la 3e ligue la plus relevée au monde. Lors des deux saisons qu’il a passées dans la SHL, à l’âge de 16 et 17 ans, le gaucher a fait un travail hautement respectable pour un défenseur de son âge.

Aussi, en 2017-18, à l’âge de 17 ans, celui qui est souvent comparé à Nicklas Lindstrom en était à sa 2e participation au Championnat Mondial Junior U20 après avoir réussi à percer la défensive très talentueuse de la Suède à l’âge de 16 ans seulement lors de l’année précédente. En 2017-18, même s’il était le moins âgé de la puissante ligue bleue suédoise et plus jeune que 95% des joueurs participant au tournoi, le défenseur de Sabres a été un élément essentiel pour la formation Suédoise, qui a passé à un cheveux de mettre la main sur la médaille d’or cette année-là.

Rasmus Dahlin au CMJ-U20 2018 à Buffalo

On peut clairement constater que même s’il a eu à composer avec des adversaires plus matures et plus expérimentés, Dahlin a toujours su livrer la marchandise et offrir de solides performances. La tendance s’est poursuivie dans la LNH, alors qu’il a bien amorcé sa carrière avec des saisons de 44 points et de 40 points en 59 matchs.

Pourquoi, à 20 ans, le jeune défenseur ne serait pas capable de démontrer au monde entier qu’il peut être un des meilleurs de sa position, le temps d’une saison? Celui qui a fêté ses 20 ans le 13 avril dernier fait déjà partie des 10 meilleurs arrières de la LNH.

Tous ceux qui suivent quotidiennement les activités des Sabres savent que l’ancien défenseur du HC Frolunda a les capacités offensives et les qualités d’un défenseur offensif élite. Étant un défenseur dangereux pour ses adversaires et possédant les atouts qui lui permettent de rendre possible la récolte d’un point à chacun des matchs qu’il dispute, le protégé de Ralph Kruger aura vieilli d’un an quand la prochaine saison débutera.

Alors qu’il était déjà une véritable menace lors de la saison 2019-20 et qu’il s’améliore à un rythme effréné, le défenseur suédois risque d’être une vraie plaie pour les équipes adverses lors de la prochaine campagne.

Performe dans la brume

Depuis la saison 2012-13, c’est toujours l’exclusion des séries éliminatoires qui attend les Sabres chaque année. J’ai parlé, dans un récent texte, que Jack Eichel avait les capacités nécessaires de briser cette fâcheuse tendance guettant la formation de l’état de New York.

Dahlin a aussi ce fameux pouvoir, surtout que les deux joueurs vedettes peuvent, ensemble, métamorphoser une équipe comme celle des chandails bleus foncés et dorés. Alors qu’à son année de repêchage, on pouvait presque voir un culte s’installer autour du Suédois, voilà que maintenant, celui qui a représenté la Suède lors de nombreuses occasions sur la scène internationale disparait quelque peu dans la brume.

Si personne ne parle de Dahlin dans les discussions concernant les candidats au trophée Norris, ce n’est pas, car il ne figure pas comme un sérieux prétendant, mais bien, car l’ancien porte-couleur du HC Frolunda joue à Buffalo, loin des projecteurs et de la gloire. Cela l’empêche d’être reconnu à sa juste valeur.

Avant l’arrêt des activités dans le circuit Bettman dû à la crise, le talentueux Suédois avait récolté 40 points en 59 matchs, bon pour le 4e rang de son club. Les 3 seuls joueurs à le devancer étaient Jack Eichel, Sam Reinhart et Victor Olofsson.

Alors que Jack Eichel est probablement un des 5 meilleurs joueurs de centre de la LNH, Sam Reinhart est très près de devenir, sans trop faire de bruit, un attaquant élite. Olofsson a les statistiques qu’il a, car il a passé une bonne partie de la saison avec Eichel et Reinhart comme partenaire de trio.

C’est donc dire que le fait que le numéro 26 est le 4e meilleur pointeur de sa formation est quand même quelque chose à ne pas négliger. Certains diront que la raison pourquoi le protégé de Ralph Krueger est aussi haut sur la liste des pointeurs des Sabres est parce qu’il joue pour une équipe faible et qu’il n’a pas de grosse compétition.

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que si le défenseur natif de Trollhättan en Suède jouait dans une meilleure équipe, il aurait plus de coéquipiers en mesure de compléter les excellents jeux et toutes les belles choses qu’il initie chaque soir. Il récolterait alors plus de points qu’il en a récolté lors de la saison 2019-20.

Aussi, l’exploit de terminer au 4e rang des marqueurs de son équipe derrière des attaquants élites est quelque chose qui date de la saison présentement suspendue jusqu’au 1er août. La saison 2020-21 fera l’objet d’une réalité différente, surtout dans le cas du jeune défenseur des Sabres, qui commencera la saison avec deux campagnes d’expérience derrière la cravate. Attendez-vous à ce que le défenseur, déjà dans l’élite de sa position lors de la présente saison, soit encore plus fort et dans les meilleurs joueurs évoluant à la ligne bleue à l’hiver prochain.

On pourrait aussi parler du fait que si l’arrière de 6’2 sera puissant et redoutable en 2020-21, c’est parce qu’il jouera la dernière année de son contrat de recrue et qu’il voudra en mettre plein la vue afin d’augmenter ses chances de signer un contrat lucratif, mais je crois que les deux points mentionnés dans ce texte sont déjà suffisants. Aussi, nous savons tous que même si le très talentueux défenseur connaît un faux pas lors de la prochaine campagne, il parviendra quand même à négocier une entente qui lui fera bénéficier d’une sécurité financière complète pour très longtemps.

Tous les amateurs de hockey sont au courant que Rasmus Dahlin devrait devenir un défenseur vedette et que ses étagères risque de manquer de place pour ses trophées Norris et autres récompenses lorsqu’il va prendre sa retraite. La saison 2020-21 est peut-être synonyme d’une première nomination, ou peut-être même d’une première victoire qui risque fort de devenir une série de plusieurs nominations et/ou victoires au trophée remis au défenseur de l’année dans la LNH.

Crédit photo: Die By The Blade, NHL, The Hockey News

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