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Devin Booker: la définition même d’une superstar sous-estimée



Par Guillaume Arcand

Il y a plus de 5 ans déjà, plus précisément le 25 juin 2015, les Suns de Phoenix ont repêché Devin Booker, un choix que l’organisation est loin de regretter à ce jour. 5 saisons de difficultés, du nombre de partisans assistant au match des Suns qui était à la baisse chaque soir, de transactions douteuses et de changements réguliers d’entraîneur plus tard, on peut dire que les conditions sont très bien réunies pour que Booker soit loin des projecteurs et de toute la reconnaissance méritée.

Des statistiques hallucinantes

Il y a près de 2 ans, un texte, du même auteur, avait été publié et parlait du fait que Booker enregistrait des statistiques époustouflantes et électrisantes. Depuis le temps que cette chronique a été rendue disponible sur le site du 7e match, les choses ont quelque peu changé, mais on a pu observer une continuité sur certains aspects.

L’arrière de 23 ans a continué d’accumuler des chiffres qui ont de quoi terroriser les formations adverses. Au cours des deux dernières saisons, on parle de moyennes avoisinant les 27 points par match, une statistique dans l’élite de la NBA. Nous avons pu aussi observer une hausse au niveau des aides cumulées par rencontre, alors que le joueur étoile des Suns a presque augmenté de 2 de la saison 2017-18 à la saison 2018-19 dans cette catégorie, passant de 4,7 à 6,6.

Ce qui est impressionnant dans ces statistiques, c’est que l’organisation a ajouté un bon nombre de joueurs en renfort comme, entre autres, Rickey Rubio, DeAndre Ayton, Dario Saric et Kelly Oubre Jr dans les dernières années. Malgré la présence de tous ces joueurs gobant des minutes de possession de balle, Booker parvient, avec un temps de possession plus réduit qu’à l’habitude, à afficher des stats dignes d’une superstar, rien de moins.

Celui qui a fait ses études collégiales à l’Université du Kentucky a réussi à faire mentir les quelques mauvaises langues, si on peut appeler ça comme ça, prétendant que si le fils de Melvin Booker présente des chiffres aussi époustouflants, c’est parce qu’il avait beaucoup de balle dans une équipe avec peu de talent. On peut voir que dès que l’arrière de 6’6 est la première option de son équipe pour marquer des points, les nombres élevés dans les catégories offensives vont continuer d’apparaître à côté du nom de Devin Booker soir après soir.

Si jamais Booker se retrouve dans une formation où il n’est pas celui sur qui on compte de manière primordiale pour marquer des paniers, disons qu’il sera néanmoins dans une équipe aspirante, car une équipe qui recueille assez de talent au point alors que le numéro 1 des Suns n’est pas le meilleur joueur, on peut supposer sans trop de difficultés que cette formation hypothétique serait de calibre d’une équipe championne, rien de moins.

Le sauveur des Suns?

Même si cela semble faux, car les résultats sont moindres depuis 5 saisons, la relance de la franchise des Suns de Phoenix par Devin Booker. Évidemment, advenant un retour de la formation de l’Arizona parmi les puissances de la NBA, ce ne sera pas l’affaire d’un seul homme, mais la pièce principale vers cette ascension à la gloire sera le joueur étoile des Suns.

Celui qu’on surnomme Book est un des très bons joueurs de cette ligue, un excellent marqueur et il ne cesse de s’améliorer d’année en année. Plusieurs ont tendance à douter que l’arrière natif de Grands Rapids est le joueur capable de remettre cette formation sur la bonne voie, car il n’est pas parvenu à faire en sorte que la formation présentement pilotée par Monty Williams sorte de sa torpeur depuis son arrivée dans le désert.

Devin Booker après son tir ”buzzer beater” qui a conduit les Suns vers l victoire face aux Clippers le 4 août dernier

Comme j’ai mentionné plus tôt, une réapparition des Suns de Phoenix sur la carte de la NBA ne dépend pas seulement d’un seul individu. Avec toutes les équipes médiocres qui ont résidé au Talking Stick Resort Arena entre 2015 et 2020 et les décisions douteuses qui se sont faites au 2e étage dans cette période, beaucoup de joueurs n’auraient pas fait mieux avec ce que le 13e choix au total du repêchage avait sous la main.

Tranquillement mais sûrement, la patience de Booker risque de porter fruit, car un ”big 3” composé de Devin Booker, Kelly Oubre Jr et DeAndre Ayton se dessine tranquillement en Arizona, appuyé alors par Mikal Bridges et Cameron Johnson. À maturité, cette formation risque d’accomplir de grandes choses.

Donc, est-ce que Devin Booker est LE sauveur des Suns de Phoenix? Ce n’est pas un sauveur du calibre de Steph Curry ou de LeBron James, mais disons que l’organisation des Suns doit être heureuse d’avoir sélectionné l’arrière de 23 ans en 2015, sans quoi, avec toutes les mauvaises décisions prises après le repêchage de Booker, la reconstruction aurait eu l’air de durer une éternité, et les chandails oranges et violets serait présentement loin de passer à la prochaine étape.

Au moment d’écrire ces lignes, entre autres en constatant les performances de la bande à Book dans la bulle, on peut enfin voir la lumière au bout du tunnel à Phoenix, et le numéro 1 des Suns en est la principale cause. Donc, Booker n’est peut-être pas un grand sauveur, mais il va être l’élément principal d’un retour en force de la part des résidents du désert.

Rien de moins qu’un marqueur élite

Si Booker est un aussi bon marqueur, c’est parce que le nombre de qualités offensives qu’il possède ne sont pas loin d’être incalculable. Ayant remporté l’annuel ”Three-Points Contest” en février 2018, c’est difficile de ne pas croire que le choix de premier tour des Suns en 2015 n’est pas un bon tireur à l’extérieur du périmètre à 3 points.

On peut également parler de son lancer à moyenne distance, qui est tout autant, si ce n’est pas plus dévastateur. Chaque fois que le garde américain parvient à avoir suffisamment d’espace pour effectuer un lancer à moyenne distance, il va réussir le tir sans trop de difficulté.

Il arrive même qu’il réussisse des tirs en suspensions (jumpshot en anglais) près du panier, en y allant d’un beau petit fadeaway, qu’il va faire avec succès malgré qu’un joueur adverse le conteste sévèrement. Cette manoeuvre de Booker est sa manoeuvre la plus ”Kobe Bryant” de son coffre à outil.

Mon but n’est pas de comparer tous les joueurs à Bryant. Toutefois, il ne faut pas oublier que celui qui nous a quittés le 26 janvier denier était un idole et un modèle à suivre pour bien des joueurs évoluant actuellement dans le circuit Silver, et le fait qu’on peut décerner des traces de son jeu tant prisé chez bien des joueurs est non seulement un phénomène fréquent, mais aussi une très bonne nouvelle.

Le jumpshot du gagnant 2018 du ”Three-Point Contest” est époustouflant et effrayant pour ses adversaires, mais, étant un marqueur né, celui qui en était à une première participation au match des étoiles de la NBA il y a quelques mois possède sont lot d’atouts à l’extérieur de son lancer.

Booker est un joueur rapide, même avec le ballon, athlétique et qui contrôle très bien le ballon, peu importe les circonstances. Ses ”lay up” et son ”finish” à l’anneau ne sont rien de moins que dans l’élite de la NBA.

Dès qu’il fonce dans la clé, tout semble très facile, si ce n’est pas trop facile pour l’arrière étoile des Suns. On peut parler des capacités de l’arrière de 6’6 à marquer des paniers de n’importe quelle manière pendant des siècles, mais c’est difficile de fermer les yeux sur sa versatilité.

Est-il meilleur que Bradley Beal, Donovan Mitchell ou même Klay Thompson? C’est une question auquel je vais m’abstenir de répondre, mais ce qui diffère Booker de toute cette belle brochette de joueurs étoiles, c’est sa capacité d’assumer parfois un poste de meneur par moment.

S’il peut occuper ce poste, c’est parce que l’arrière, qui avait une expérience de 4 saisons dans la NBA avant cette année, peut littéralement agir comme un meneur. Il peut passer le ballon et lire le jeu comme un meneur le fait habituellement.

Quand Booker est sur le jeu, c’est une véritable bouffée de vision et d’intelligence qui se rajoute automatiquement sur le plancher. S’il peut occuper le poste de meneur par moment, c’est pour ses capacités de passeur et de lecture du jeu au-dessus de la moyenne, mais aussi, car est capable d’apporter son grain de sel offensivement sans le ballon.

,Car oui, alors que le jeu off ball de Booker est très développé, l’ancien coéquipier de Karl-Anthony Towns au niveau collégial sait repérer les endroits critiques sur le jeu et ainsi bien se placer pour avoir rapidement le ballon et ainsi pour pouvoir exécuter un tir ouvert. Si Booker est un joueur létal pour ses adversaires en possession du ballon, il n’est pas inoffensif lorsque la balle est entre les mains d’un coéquipier. C’est par ses nombreuses qualités offensives qu’on peut voir que l’ancien étudiant de Moss Point High a le basketball dans le sang.

Jouant dans un petit marché où les dernières saisons ont été synonymes de médiocrité, on peut constater, sans trop de difficulté, ce qui explique une absence du nom de Devin Booker dans les débats parlant des meilleurs arrières de la NBA, et ce n’est pas un manque de talent. Étant le principal morceau de la renaissance des Suns de Phoenix, est-ce que Booker peut amener, un jour, son équipe vers un championnat?L’avenir nous le dira !

Crédit photo: DraftKings Nation, ESPN, 12 news

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