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Kevin Fiala: ”surprenamment” un attaquant élite



Par Guillaume Arcand

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Flop. Décevant. Ce sont des mots qui ont très, ou même trop souvent associé au nom de Kevin Fiala. Après une excellente saison 2019-20 où on a pu voir que l’attaquant suisse s’établit peu à peu comme étant la pièce maîtresse de la relance du Wild du Minnesota, ces termes quelque peu dégradants autrefois utilisés pour décrire Fiala ne semblent plus refaire surface quand on parle de lui.

Une surprenante saison 2019-20 qu’on aurait du voir venir

Fiala a récolté 54 points en 64 matchs cette année, ce qui représente une campagne qui, à tout le moins, saute aux yeux. On dirait que l’ailier suisse a surpris tout le monde alors qu’avant l’actuelle saison, son éclosion n’était qu’une question de temps, et c’est ce que beaucoup ne semblaient pas comprendre. Ça faisait déjà un petit bout de temps qu’on pouvait détecter des traces d’excellentes choses chez l’ancien des Predators, que ce soit dans son jeu ou même dans ses statistiques.

Il a même connu une saison de 48 points à l’âge de 21 ans seulement. Pourtant, l’opinion populaire ne semblait pas pencher en faveur du fait que Fiala pouvait être un joueur d’impact, et on a pu le voir lorsqu’il a été échangé dans une transaction ”1 vs 1” contre Mikael Granlund.

Une fois que la transaction a été conclue vers la fin du mois de février 2019, la grande majorité des amateurs et des analystes applaudissaient David Poile pour avoir mis la main sur l’attaquant finlandais en retour de Fiala. 18 mois plus tard, alors que le choix de premier tour des Predators se développe tranquillement comme une étoile montante avec le Wild en plus d’avoir mené l’attaque de son club pendant que le numéro 64 des Predators a profondément déçu dans la ville du country, on peut non seulement crier victoire haut et fort du côté du Minnesota, mais aussi on peut réalisé qu’on était beaucoup à être tombés terriblement dans le panneau à propos de cet échange.

La formation du Minnesota serait sortie vainqueur de ce pacte avec leurs rivaux de divisons même si Granlund avait connu de meilleurs moments avec les finalistes de la Coupe Stanley en 2017, lui qui n’a récolté que 35 petits points en 81 matchs avec sa nouvelle formation. En revenant en arrière, c’est à la fois étrange et normal de voir qu’il aura fallu une campagne du tonnerre afin de dissiper les doutes à l’endroit de l’attaquant du Wild.

Cependant, le Suisse de 24 ans n’est pas le premier et ne sera pas le premier jeune joueur victime d’impatience et de doutes si tôt dans sa carrière professionnelle.

LA pièce la reconstruction du Wild

Jetez un coup d’oeil sur la formation du Wild au tout début de la saison 2018-19. Regardez à quoi elle ressemble à ce jour. Ça saute aux yeux, on peut voir que les deux formations sont très différentes l’une de l’autre.

Si on parle des Rangers de New York ont débuté un large processus de métamorphose de l’équipe en février 2018, la formation basée dans la ville de St Paul a quelque peu imité, de manière moins radicale, les représentants de la Grosse Pomme. En moins de 2 saisons, les chandails verts ont envoyé sous d’autres cieux Nino Niedereitter, Charlie Coyle, Jason Zucker et Mikael Granlund, 4 membres en grande partie responsables deux saisons de 100 points au Minnesota.

Alors qu’en retour de ces 4 attaquants, des choix et des espoirs ont pris le chemin de la formation de Dean Evason, on peut dire que le visage des chandails vert forêt a drastiquement changé. L’avenir est bien plus rose qu’elle ne l’était sous la gestion de Chuck Fletcher.

De tous ces jeunes talents du club résident au Xcel Energy Center comme Jordan Greenway, Joel Eriksson Ek, Luke Kunin, Ryan Donato ou ceux qui n’ont pas encore percé la formation de départ comme Matthew Boldy, Filip Johansson, Kirill Kaprisov ou Calen Addison, Fiala est le meilleur. Il est non seulement le plus talentueux de ce groupe à ce jour, mais la reconstruction dans ”l’état du hockey” passe principalement par celui qui a représenté la Suisse au Championnat Mondial Junior à deux reprises.

Malgré tous les jeunes talents qui regorgent au sein de l’organigramme, l’attaquant de 5’10 est celui qui va porter cette belle équipe à en devenir sur ses épaules. Oui, les jeunes en place n’ont pas encore atteint leur plein potentiel.

Toutefois, celui qui a fêté ses 24 ans le 22 juillet dernier a empilé les points à un rythme d’un attaquant de premier plan durant la présente saison. Fiala a même déjà démontré qu’il sera la pièce maîtresse de ce virage jeunesse cette année, alors qu’il était le moteur de l’attaque du Wild lors de la présente campagne.

Celui qui peut jouer sur les deux ailes a terminé au sommet de son club au niveau des points, alors que le meilleur aide dont il disposait était Eric Staal et Mats Zuccarelo. N’oubliez pas que l’ancien choix de première ronde des Predators est encore dans la première moitié de sa vingtaine, ce qui fait en sorte qu’il n’a pas exploité son plein potentiel et qu’il peut devenir encore plus dominant.

En plus d’être un joueur étoile à en devenir, l’ancien numéro 56 des Predators sera dominant et d’une efficacité redoutable pour encore une très longue période de temps. Donc, voilà pourquoi l’élément reçu par la formation de Dave Evason dans la transaction envoyant Mikael Granlund au Tennessee le 25 février 2019 est le plus gros morceau vers en retour en force de la part de l’équipe au logo de forêt.

Un joueur élite, rien de moins

Comme on a pu le voir en 2019-20, Fiala n’a été rien de moins qu’une machine offensive, alors qu’il a été en grande partie responsable de sa grosse production offensive. Cela s’explique par une multitude de qualités que le protégé de Dave Evason possède.

Pour beaucoup, la rapidité est la qualité la plus importante à posséder pour pouvoir tirer son épingle du jeu dans la LNH d’aujourd’hui. Si on se fie à ce ouï-dire, c’est une excellente nouvelle pour le numéro 56, alors que la rapidité constitue une partie de son arsenal offensif. Quand il applique les turbos, les défensives adverses ont des maux de tête.

Le fait de dire que Fiala est amplement capable de créer ses propos jeux est quelque chose qu’on peut affirmer pas seulement en se fiant aux statistiques. Sur chacun des buts de l’attaquant natif de la ville de St Gallen en Suisse, on peut voir qu’ils découlent de belles feintes de sa part, d’un excellent tir et/ou de son coup de patin, qui lui permet de convenablement battre ses couvreurs de vitesse.

Son tir du poignet dévastateur est aussi très létal lorsqu’on lui laisse un peu trop d’espace quand son équipe se retrouve en avantage numérique. En plus d’être un véritable mélange de mains, de vitesse et d’excellent lancer, on peut aussi noter que la plupart des buts provenant du bâton de celui qui terminé au sommet des pointeurs chez le Wild proviennent d’un tir sur réception.

On peut vanter pendant longtemps le lancer sur réception de l’ailier, mais on peut également parler de comment il joue sans la rondelle en zone offensive, comment il sait se placer pour recevoir une rondelle et pour ensuite effectuer un tir sur réception. Dans le jeu de celui qui a été troqué en retour de Mikael Granlund, on peut aussi voir de la combattivité et un joueur qui n’hésite pas à foncer au filet.

Bref, Kevin Fiala a connu une saison digne d’un joueur élite, faisant mentir du même coup un grand nombre de détracteurs alors qu’avant la présente saison, on se faisait regarder de travers quand on conseillait le Suisse pour un pool de hockey. Voilà que l’attaquant suisse sera le plus gros morceau d’un club qui a un avenir plus qu’intéressant.

Crédit photo: Hockey Wilderness, NHL, Grand Folks Herald

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