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Prédiction: Jack Hughes rebondira en 2020-21



Par Guillaume Arcand

En 2019-20, Jack Hughes a connu l’une des pires saisons recrues de l’histoire pour un premier choix au total malgré le fait que beaucoup ont osé le comparer à Patrick Kane. Pour un joueur comparé à Kane, en temps normal, et je dis bien en temps normal, aucune excuse n’est tolérée pour une telle situation. Cependant, dans le cas de Hughes, sans justifier sa mauvaise saison recrue, beaucoup de facteurs négatifs jouaient véritablement contre lui. Avec moins d’obstacles sur son chemin lors de la prochaine saison, Hughes risque de retrouver cette capacité de domination qu’on lui attribuait tous auparavant.

Aucune stabilité en 2019-20

Être une recrue au sein de l’alignement des Devils en 2019-20 a dû être une expérience aussi difficile et éprouvante que de passer une journée en Irak à faire la guerre. Déjà que la saison de la formation de Newark était atroce et surtout décevante à un haut degré, on a fait face à une tonne de changement en cours de l’année, après autant d’attentes très peu remplies.

Je n’ai pas besoin de rappeler que l’organisation a procédé à un changement d’entraîneur, un changement de directeur-général, ainsi que le départ du joueur favori de partisans (Blake Coleman), de leur meilleur joueur (Taylor Hall) ainsi que de leur capitaine (Andy Greene), et tout ça, en une seule saison. Cela ne semble pas être un environnement potable pour un joueur expérimentant sa première saison dans la LNH, n’est-ce pas?

Ajoutez à cela une équipe d’entraîneurs qui fait jouer cette même recrue au centre, pour ensuite le déplacer à l’aile, en plus de limiter son temps de jeu et de le diminuer encore plus à la moindre erreur. Comment un attaquant à sa première année peut être en mesure de s’adapter au style de jeu du hockey professionnel lorsqu’on le force à évoluer hors de sa positon naturelle ou quand on le cloue au banc dès la première petite faute?

Ça m’énerve vraiment de voir la grande majorité de la planète hockey s’en prendre à Hughes pour sa décevante saison et dire que cette entrée ratée de sa part est uniquement de sa faute quand la plupart des personnes composant cette majorité ne savent même pas quel traitement discutable il a reçu de la par John Hynes et Alain Nasreddine au courant de la dernière saison. Et même si ses instructeurs savaient comment bien utiliser le joueur ce centre américain, il a, tel que mentionné plus tôt, dû composer avec énormément de changement au sein de l’alignement.

S’il y a bien un endroit où toute recrue ne devait pas être en 2019-20, que ce soit un joueur choisi tout premier de sa cuvée ou bien un joueur jamais repêché, c’est au New Jersey au courant de la saison 2019-20.

Des belles choses malgré la situation exécrable

Si je crois qu’il y a beaucoup d’espoir que Hughes devienne cette super vedette qu’on voyait tant en lui lorsqu’on regardait le numéro 86 des Devils jouer avec le programme de développement américain l’an dernier, c’est parce que j’ai la certitude qu’on ne peut baser une carrière d’un joueur sur une seule campagne. Cependant, ce n’est pas seulement à cause de ça non plus.

Même lors des moments si noirs et des matchs si exécrables, selon ce qu’on pouvait lire à l’époque, de l’ancien capitaine de l’équipe du programme de développement américain, on pouvait percevoir, dans son jeu, des choses positives et encourageantes. C’est certain que le 2e plus récent premier choix au total lors du repêchage de la LNH n’était pas ce joueur dominant qui contrôlait le jeu à lui seul qu’on a connu au sein du USDP U18 ou lors sur la scène internationale.

Cependant, on pouvait constater, même dans les pires joutes du jeune attaquant, aussi pire que ce que les médias sportifs le prétendaient, une certaine dynamique dans son jeu. On était également en mesure de remarquer qu’il s’impliquait défensivement, qu’il créait des choses offensivement et qu’il était capable de faire des choses assez impressionnantes avec le disque.

Il est vrai qu’on n’a pas vu un Jack Hughes aussi présent qu’on s’y attendait à chacun des matchs qu’il a disputés, mais il arrivait souvent qu’on pût remarquer qu’il était présent, même lors des très nombreux matchs où son utilisation était pitoyable. Contrairement à ce que de si grands penseurs et beaucoup de journalistes martèlent depuis environ un an, la première campagne de l’attaquant de 5’10 dans le monde professionnel n’est pas synonyme exclusivement de négatif et de moments bas.

Ceux qui ont analysé son jeu avec attention et qui ont déjà expérimenté un match de hockey de haut niveau vont fort probablement dire que ce que Hughes a accompli sur la glace avec les Devils jusqu’ici est assez solide. Considérant les conditions dans laquelle l’actuel protégé de Lindy Ruff devait évoluer, on peut dire que, bien franchement, Hughes était loin de ressembler à une incarnation rajeunie de Patrick Kane au cours du plus récent calendrier, mais qu’il n’était pas proche non plus d’être un joueur médiocre et super exécrable.

Une saison 2020-21prometteuse pour Hughes

Si ce n’était pas de ce ménage printanier qui s’est exécuté en pleine saison au New Jersey et de tous ces entraîneurs dont la confiance envers Hughes était aussi basse que la popularité de l’émission Family Guy chez les 65 ans et plus, je ne serais pas là en train de parler de Jack Hughes qui pourrait rebondir en 2020-21, car sans tous ces facteurs ultra-négatifs, il aurait reçu une nomination au trophée Calder.

Mais bon, maintenant que le cauchemar est chose du passé dans le cas du neveu de Marty Hughes, on peut maintenant passer à la campagne qui s’en vient, car elle s’annonce moins catastrophique (et puis bon, comment est-ce qu’une saison peut être autant catastrophique que 2019-20 dans le cas de l’attaquant natif d’Orlando, hein?).

Non, Hughes ne jouera pas, et je crois que personne ne peut me contredire là-dessus, pour un club aspirant aux grands honneurs en 2020-21. Non, Hughes ne sera pas flanqué des meilleurs ailiers qui existent.

Ses meilleurs partenaires de trio potentiels sont Jesper Bratt et Andreas Johnsson. Ce ne sont pas les pires ailiers du hockey professionnel, mais ce n’est pas la crème de la crème non plus.

Néanmoins, les chances sont nulles, ou presque, que le fils de Jim Hughes connaisse une malchance équivalente à celle connue lors de son introduction au sein du circuit Bettman. Premièrement, il ne faut pas oublier qu’au début de la saison à venir, l’attaquant floridien aura une saison d’expérience en banque.

Parions qu’après cette aventure effroyable vécue par le jeune attaquant lors de sa 1ere saison dans la LNH, il a maintenant l’expérience et la capacité à faire face à toute forme d’adversité. Une gestion imparfaite d’un club peu prometteur risque d’être plus bénéfique à un joueur comme Hughes qu’une gestion pêle-mêle d’une formation qui promet, et qui finit par décevoir.

Et parlons-en de cette gestion, qui sera commandée par Lindy Ruff. J’ai déjà écrit un texte qui disait que, malgré la grande compétence de Ruff, il n’était pas LE candidat idéal pour combler le poste d’entraîneur des Devils. Le lien se trouve ci-dessous.

Embauche de Lindy Ruff: Alain Nasreddine oublié?

Même si l’ex coach des Stars et des Sabres n’était pas mon choix #1 pour siéger derrière le banc des représentants du New Jersey, je pense qu’il est en mesure d’établir une stratégie suffisamment bonne pour rendre la vie meilleure au personnel de joueurs, surtout aux plus jeunes jambes de ce personnel. Et puis, Nasreddine demeurera au New Jersey en occupant de nouveau un poste d’assistant-entraîneur, ce qui rend la nomination de Ruff nettement meilleure.

On risque de voir du mouvement de personnel à Newark en cours de saison, et ce mouvement risque d’être très caractérisé par des joueurs établis qui seront transigés pour des choix et de jeunes espoirs. Les victoires ne risquent pas s’accumuler aussi rapidement que beaucoup de partisans des champions en 1995, 2000 et 2003 ne le souhaiteraient.

Cependant, avec ce nouveau vent de changement, qui fait oublier cette quasi-mascarade au New Jersey lors de la saison 2019-20, Hughes ne connaîtra peut-être pas une saison de 85 points l’an prochain, mais il va sans doute atteindre de meilleurs sommets qu’en 2019-20 sur le plan individuel.

En ces moments difficiles avec la pandémie de la COVID-19, les théories du complot reviennent à la mode. On pourrait presque supposer, sans paraître trop fou, que cette saison cauchemardesque de la part de Hughes est le résultat d’un complot contre lui, tellement il y avait de facteurs qui jouaient contre le 2e enfant de la famille Hughes en 2019-20. Bien entendu, nous faisons ici preuve d’humour, mais on peut tout de même prédire avec confiance que 2020-21 risque d’être une saison qui va fort probablement sourire un peu plus à Hughes, qui va enfin nous faire part de son talent et de son immense potentiel.

Crédit photo: The Hockey Writers, Airdrie Today, The New York Times

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