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Devrait-on (enfin) considérer Myles Turner comme un des 10 meilleurs pivots de la NBA?



Par Guillaume Arcand

Quand on pense au meilleur pivot de la NBA, les 3 premiers noms qui nous viennent en tête sont Nikola Jokic, Joel Embiid et Karl-Anthony Towns. Ensuite, toujours dans l’optique de nommer des excellents centers, c’est des joueurs comme Rudy Gobert pour son excellent jeu défensif, Andre Drummond pour sa grande capacité au rebond, ou bien Hassan Whiteside qui est tout simplement très difficile à affronter en tant que big men, qui nous viennent en tête. On l’a souvent écarté, car on le croyait trop jeune et pas assez mature, mais je crois qu’il est maintenant temps de considérer Myles Turner dans le top 10 des meilleurs pivots de la NBA.

Des statistiques pas très éloquentes… d’un point de vue!

On omet souvent le nom de Turner dans les conversations concernant les très bons joueurs de centre du circuit Silver, car les statistiques qu’il cumule ne sautent pas aux yeux. C’est vrai que le fait qu’en 5 saisons au niveau professionnel, il n’a jamais cumulé une moyenne plus élevée que 14,5 points, 7,3 rebonds et 1,6 mentions d’aide par match en carrière. Ce n’est pas un solide argument pour le vanter.

Toutefois, c’est un peu hypocrite de se servir des chiffres pour dénigrer le numéro 33, quand on peut faire l’utilisation d’autres chiffres pour le vanter, comme son nombre de contre par rencontre. Avec une moyenne de block qui se situe dans un intervalle de 2 et 3 en moyenne par match depuis un bon laps de temps, cela fait depuis 2016-17 que Turner se situe dans le top 5 dans cette catégorie au côté de joueurs à la défensive très appréciée comme Rudy Gobert, Hassan Whiteside et Anthony Davis.

Je pense sincèrement que juste pour avoir prouvé statistiquement qu’il est extrêmement difficile de marquer contre lui, ce n’est pas impertinent de potentiellement considérer le pivot de 6’11 comme un des 10 meilleurs joueurs provenant de sa position.

Sur les traces d’un très bon pivot défensif?

D’un côté, on blâme celui qu’on surnomme ”Samourai Myles” de ne pas avoir un jeu très versatile. Allez voir un match des Pacers, et vous verrez que le pivot de 24 ans fait plein de choses sur le terrain, comme tirer, et aussi réussir, des lancers à 3 points, à moyenne distance, en plus d’être capable d’affronter offensivement de bons adversaires dans la clé, et ce, sans parler de comment il défend bien l’anneau.

D’un autre côté, on lui reproche de ne pas être, à l’image de Rudy Gobert ou Andre Drummond, assez dominant dans un aspect du jeu bien particulier. Je le dis et je le répète: dans la peinture, que ce soit pour bloquer ou simplement intimider un adversaire, Turner est un des meilleurs joueurs du circuit, même si on en parle moins.

Parlons-en de Gobert, dont la réputation est, avec raison, très bonne au sein de la NBA, lui qui est double-récipiendaire au trophée remis au meilleur joueur défensif dans la NBA en 2017-18 et 2018-19, car le lien avec Turner n’est pas si difficile à faire. Le pivot français est très dominant quand il vient le temps de protéger son panier ou faire des alley-oop dunks, mais en dehors de ces deux qualités, on ne peut dire que sur d’autres aspects, il ressort du lot tel un point noir sur un fond blanc.

Gobert vient de conclure sa saison en étant âgé de 27 ans. Sachant maintenant tous les accomplissements réalisés par le numéro 27 du Jazz d’Utah, il faut savoir qu’à 23 ans, on n’était pas près du tout à dire qu’il allait être un candidat régulier au titre de défenseur de l’année.

Quelle âge avait le membre des Pacers à l’aube de la saison 2019-20? 23 ans. Évidemment, on parle ici de deux joueurs essentiellement différents, mais si le jeune vétéran de la formation de l’Indiana suit les traces du joueur étoile français, tous les pivots de la NBA vont subir des sueurs froides quand ils devront affronter les Pacers lors des prochaines saisons.

Aussi, toujours à 24 ans, le gradué de l’université du Texas est un joueur avec d’aussi bonnes capacités défensives, tout en étant plus versatile que Gobert quand ce même Gobert était dans les mêmes eaux en ce qui concerne l’âge. On ne peut pas dire que ce n’est pas prometteur.

De très grandes qualités

Par ses capacités défensives, et aussi offensives, il y a moins de 10 joueurs à sa position qui sont supérieurs au big men des Pacers. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’une majorité d’amateurs de basket-ball adoptent ce narratif.

Il est vrai, tel que mentionné plus tôt, que le jeune vétéran ne présente pas de gros chiffres au niveau des points et surtout au niveau des rebonds, surtout quand les pivots sont principalement reconnus pour cela. Cependant, un autre joueur de centre, Brook Lopez, qui évolue pour les Bucks de Milwaukee, est aussi limité au niveau des points, des rebonds, et il aime effectuer des lancers à l’extérieur du demi-cercle délimitant la ligne à 3 points et protège bien l’anneau.

Le travail de Lopez est très prisé avec Milwaukee. Pourtant, pourquoi peu de gens donnent crédit au pivot des Pacers, qui a un rôle similaire à son adversaire des Bucks, en plus de faire un travail également similaire? Surtout que Lopez a maintenant 32 ans, alors que Turner en a que 24, et a encore beaucoup de marge de manœuvre pour s’améliorer…

On considère Rudy Gobert comme un joueur élite de sa position pour ses qualités défensives. On vénère Karl-Anthony Towns et Nikola Jokic pour leur grande versatilité offensive.

On fait quoi avec un joueur qui démontre une belle versatilité offensive en plus d’être un paria dans la clé pour ses adversaires? Je ne sous-entends pas que le membre des Pacers est aussi bon offensivement que Towns ou Jokic.

Seulement, même s’il ne s’agit pas d’un joueur élite au niveau offensif, le pivot texan est diversifié sur ce plan. Il est capable de marquer dans la clé à l’aide de lancers à moyenne distance et de lancers à 3 points, en plus d’être incroyablement mobile, rapide pour un joueur de sa position et très athlétique.

En plus de suivre cette tendance chez les big mens qui tirent de plus en plus de jump shot qu’auparavant, vous verrez rarement un joueur faisant plus de 6’10 qui est aussi, sinon plus mobile et rapide que Turner.

Même si cela peut paraître quelque peu de la folie, une équipe qui remplacerait un pivot très convoité et apprécié comme JaVale McGee, Jusuf Nurkic, Nikola Vucevic ou Brook Lopez par Turner serait un mouvement qui représenterait une amélioration à l’interne. Et si jamais on cherche à blâmer le pivot de 24 ans de ne pas avoir fait éviter 2 balayages consécutifs en 2019 et en 2020 à son équipe (même s’il est une des raisons pourquoi les Pacers forment un adversaire coriace dans l’Est) malgré les difficultés rencontrées au passage, on ne peut pas dire qu’aucun des centres nommés plus tôt, ou même des excellents pivots comme Joel Embiid ou Towns, ont sauvé les meubles quand eux, ils ont fait face à la catastrophe.

Bref, voici pourquoi Myles Turner est, ou du moins, doit être considéré comme un des 10 meilleurs joueurs de sa position. Même si vous n’êtes pas convaincu après avoir lu cette chronique dans son intégralité, vous risquez de l’être en regardant plusieurs matchs de Turner, ou tout simplement en patientant, le temps qu’il progresse suffisamment pour tourner bien des têtes.

Crédit photo: CBS Sports, Indy Cornrows, Bleacher Reports

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