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Voici quelques questions pour les sceptiques du programme canadien de hockey (partie 1)


Par Guillaume Arcand

Mardi soir dernier, Équipe Canada Junior a échappé la médaille d’or aux mains de la puissante équipe des États-Unis, et doit se contenter de la médaille d’argent. Lorsque la formation canadienne ne conclut pas le Championnat Mondial Junior sans avoir la médaille d’or au cou, cela renforce le scepticisme par rapport à l’équipe canadienne, et parfois même envers le hockey au pays. Cette vague de scepticisme, qui s’attaque à des aspects de notre programme de hockey, se ressemble d’année en année, en plus de survenir presque au même moment.

Je n’ai rien contre les gens dont le sentiment de confiance est quelque peu miné envers les troupes canadiennes ainsi que notre sport au pays. Je crois aussi qu’un débat entre adultes se fait à coup de questions, sans se rabaisser mutuellement. Ces questions ne risquent pas de faire sursauter et choquer des masses, car beaucoup d’entre nous ont encore espoir envers le hockey au Canada, mais il reste que j’ai des questions dont j’aimerais avoir des réponses de la part de vous, les sceptiques, pour bien amorcer un débat sain, dans le calme et le respect, comme les adultes le font. Voici donc la partie 1 de ces questions qui seront posées en 2 textes.

En quoi les performances d’Équipe Canada sont inquiétantes?

Depuis 2010, les performances canadiennes se résume à 3 médailles d’or, 8 médailles au total et 4 exclusions de podium, dont 2 défaites en quart de finale, ce qui est un véritable contraste par rapport à la séquence de 11 médailles en plus de 5 triomphes consécutifs en 11 rendez-vous juniors entre 1999 et 2019. De ce point de vue, on pourrait croire que notre programme de hockey a régressé, et que des changements doivent être effectués sur-le-champ.

Cependant, dans cette séquence apparemment plus difficile des années 2010, il y a un élément crucial qui n’échappe pas lorsqu’on analyse le tout d’un autre point de vue. On peut considérer que dans les années 2000, la nation à l’emblème de la feuille d’érable était l’équipe à battre, n’est-ce pas?

Bien, l’élément dont je vous parle est que, toujours depuis le début des années 2010, on fait face à seulement deux scénarios lors du WJC, sauf en 2012: soit que le Canada rafle l’or, ou bien l’équipe qui élimine le Canada rafle l’or.

C’est donc dire que pour mettre la main sur la médaille la plus convoitée, il faut absolument venir à bout des chandails rouges. On peut donc affirmer que la nation canadienne reste l’équipe à battre lors du traditionnel tournoi.

Donc, je me demande pourquoi il faudrait avoir peur sur la façon dont le Canada performe lors de la compétition du temps des fêtes quand, même si ça ne va pas aussi bien qu’auparavant du côté du tableau des médailles, notre pays peut encore se vanter d’être cette menace que toutes les autres nations craignent?

En quoi une moins grande domination de la part de l’équipe canadienne est réellement quelque chose d’inquiétant?

Même si la formation d’un océan à l’autre a toutes les raisons d’être considérée comme étant l’équipe à battre pour gagner le tournoi, il est vrai que les résultats lors des mondiaux juniors ne sont pas aussi satisfaisants, depuis 10 ans, qu’ils ne l’étaient auparavant. Cependant, ECJ n’est pas entièrement à blâmer concernant cette petite baisse de régime au niveau des distinctions au courant des derniers championnats.

Comme vous le savez probablement, le hockey se repend de plus en plus sur la planète, et, en général, les pays deviennent de plus en plus forts. Pour avoir une analyse plus détaillée sur ce sujet, allez lire deux textes sur le sujet datant d’avril dont les liens sont ci-dessous:

Beaucoup plus de pays connaissent une progression qu’il y a de nations qui déclinent au niveau hockey. La Finlande, l’Allemagne, la Suisse grimpe les échelons, alors que l’Autriche, la France et même le Kazakhstan prennent du galon de manière plus discrète.

Les seuls pays connaissant une régression significative seraient la Slovaquie ou le Danemark, qui n’étaient pas des grosses menaces auparavant de toute façon. Même si la Russie n’est peut-être pas la nation dominante qu’elle était à l’époque de l’URSS, le nombre de bons jeunes joueurs russes dans la LNH est quand même élevé.

N’allez pas croire que le hockey aux États-Unis va mal. Nos voisins du Sud produisent encore un bon nombre de bons hockeyeurs, et ça peut autant être observable au repêchage que lors du WJC-20, dont le dernier qui vient tout juste de se terminer.

Donc, il faut se demander pourquoi certains s’en font avec ce nombre moins grand de médailles gagnées par l’équipe canadienne quand c’est tout à fait normal considérant que les adversaires d’Équipe Canada ne sont plus des proies aussi vulnérables qu’ils étaient dans le passé. C’est donc dire que ces ”contre-performances” de la part du Canada au CMJ comme beaucoup aiment tant l’affirmer sont assez normales quand la tâche de mettre la main sur la médaille d’or est plus ardue, car notre sport national commence à être de plus en plus populaire à travers le globe et que beaucoup de nations s’améliorent.

Je dirais même que le pays qui a Ottawa comme capitale fédérale s’en tire très bien malgré que le niveau de difficulté et de compétition se rehausse presque chaque année. J’irai même encore plus loin en faisant une petite prédiction.

Dans une décennie ou deux, notre pays va continuer d’envoyer des jeunes joueurs à potentiel élevé en très grand nombre dans la LNH et à avoir des alignements composés presque exclusivement de choix de premiers tours au traditionnel rendez-vous international du temps des fêtes comme elle le fait aujourd’hui, mais nous verrons nos compatriotes arriver au but ultime encore plus rarement. Je suis également prêt à dire que les CMJ seront encore plus enlevants, même à partir des quarts de finale, alors que la parité entre nations augmentera de nouveau dans le futur.

Pourquoi est-ce qu’à chaque fois que la formation canadienne réussit à gagner l’or, il y a toujours une excuse venant justifier cette victoire?

Depuis que l’époque des 5 médailles consécutives s’est conclue, le Canada est parvenu à toucher l’or en 2015, 2018 et 2020.

Selon plusieurs, la victoire de 2015 s’explique à cause qu’ECJ avait un tableau facile et qu’on n’aurait jamais été champion cette année-là si ce n’était pas de Connor McDavid. En 2018, la victoire s’explique, apparemment, exclusivement à cause de Carter Hart et du fait que le Canada avait, encore une fois, une ronde des médailles facilitées, entre autres car la formation pilotée par Dominic Ducharme affrontait une équipe réputée de ne pas performer quand ça compte lors du match final.

En 2020, la médaille d’or canadienne est cette fois justifiée par la caméra de TSN qui a évité une pénalité cruciale en fin de match final où le Canada et la Russie se disputaient la médaille la plus précieuse. LLes gens véhiculant ces excuses n’ont pas complètement tort, d’un point de vue.

Le Canada a eu besoin d’un peu de chance, et parfois de l’appui un peu plus élevé d’un joueur en particulier, pour atteindre le but ultime. Cependant, les rouges ne sont clairement pas les seuls à avoir bénéficié d’un coup du hasard ou de l’aide particulière d’un individu pour être élus champion junior du monde.

N’importe qui pourrait dire que la Finlande a gagné l’or en 2019, car elle a profité de l’incident relié au bâton brisé de Noah Dobson ainsi qu’à cause du fameux tir de pénalité raté de Maxime Comtois Ce sont deux incidents survenus lors de la prolongation en quart de finale. D’autres seraient en mesure d’affirmer que le pays de l’Oncle Sam ait été couvert d’or en 2017 à Montréal, car ses représentants juniors ont affronté une équipe canadienne incapable de garder ses avances et qui avait un duo de gardiens atroces.

C’est si facile de justifier et de discréditer la victoire d’une nation à ce championnat quand ce tournoi est court et où tout peut arriver. Dû au très petit nombre de matchs accompagnés d’une ronde des médailles composées de “matchs qui se terminent parfois en tirs de barrage”, il y a très peu, sinon pas du tout, de marge d’erreur permise.

Ce n’est donc pas un signe de faiblesse de profiter parfois d’un peu de chance dans cette compétition tellement ingrate. Donc, ça m’amène à me demander pourquoi on cherche à trouver des excuses pour enlever les championnats gagnés par nos représentants quand il est normal de profiter de bons favorables dans ce contexte offert par cette compétition.

C’était donc la partie 1 de mes questions s’adressant à ceux qui doutent de notre programme, afin de commencer un débat mature sur le sujet. La partie 2 se trouve ci-dessous. Ce qui est, en quelque sorte, la prémisse de ce texte-questions, qui a été écrite il y a un an à pareille date et qui traite du même sujet se trouve ci-dessous également.

Crédit photo: La Presse, Vancouver Is Awesome, TSN, PBworks,

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